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Les parachutistes du 3e Bataillon du Régiment Parachutiste ont achevé un mois d’entraînement intensif dans les jungles du Belize, un environnement que l’armée britannique décrit comme l’un des plus exigeants qu’elle utilise régulièrement.

Cette phase d’entraînement vise à renforcer la résistance des forces aéroportées, afin de les préparer à opérer n’importe où et dans toutes les conditions.

L’exercice Mayan Cyclone a mobilisé environ 170 soldats des compagnies B et D du 3 PARA, ainsi que des ingénieurs et des artilleurs issus d’unités parachutistes de soutien, placés dans des conditions de terrain continues marquées par la chaleur, l’humidité, une végétation dense et un soutien extérieur limité. Selon l’armée, la combinaison des dangers environnementaux et de l’isolement a pour objectif de développer la résilience des soldats et de les contraindre à s’adapter à chaque niveau.

Le Major Louis Maclaren, commandant de la compagnie B, souligne que cette expérience dépasse largement l’apprentissage des techniques spécifiques à la jungle. Il précise que « le Belize est le seul lieu où l’armée britannique s’entraîne régulièrement dans un environnement hostile, avec une unité évoluant un mois durant sans soutien ». Il ajoute que « la jungle représente un danger réel pour la vie et génère des frictions auxquelles il faut s’adapter et qu’il faut surmonter », insistant sur le fait que cet état d’esprit est essentiel pour les opérations aéroportées, où les troupes sont déployées délibérément loin de tout appui.

Vivre en jungle use rapidement les soldats, explique le Major Maclaren, rappelant que l’hydratation, les risques d’infection et le simple défi de rester au sec sollicitent intensément les compétences les plus basiques du soldat. « L’administration personnelle, qui est le niveau le plus élémentaire des compétences d’un soldat, doit être exécutée au plus haut niveau », souligne-t-il.

Le caporal-chef Harry Stone insiste sur la pression exercée sur les tâches routinières, précisant qu’en jungle « il faut multiplier les fondamentaux par dix » et que le soin apporté au matériel doit être constant et non ponctuel. Le caporal-chef Jake Threlfall met en avant l’effet cumulatif de la chaleur, du terrain et de la charge de travail, expliquant que « la gestion du temps est beaucoup plus difficile en jungle, car il y a bien plus à accomplir ».

Les communications et la navigation sont également affectées. La végétation dense absorbe les signaux électroniques, réduisant la fiabilité des radios et rendant le GPS moins fiable. Le Major Maclaren indique que les commandants doivent renoncer à un contrôle étroit, expliquant que « il est impossible d’être en communication radio constante… Il faut fixer un rendez-vous et avoir confiance que tous seront présents jusqu’à 36 heures plus tard ».

Selon lui, les exigences imposées aux individus et aux chefs d’unité constituent le cœur de l’exercice. « La jungle oblige les leaders à tous les échelons à prendre leurs responsabilités au regard de leurs équipes, et chaque soldat doit assumer la sienne », affirme-t-il. « Un soldat capable d’opérer efficacement en jungle est mieux préparé pour toute mission, dans n’importe quel environnement, face à n’importe quel ennemi ».