Article de 777 mots ⏱️ 4 min de lecture

Le commandement ukrainien réaffirme son refus catégorique de toute cession territoriale, tandis que des mercenaires russes engagés dans des opérations de propagande sont éliminés sur le terrain. Parallèlement, des cyberattaques menées par des hackers ukrainiens ont gravement perturbé la logistique russe d’approvisionnement en composants chinois destinés à l’armement.

Le chef d’état-major des forces armées ukrainiennes, Valériï Syrskiï, a déclaré qu’aucun accord impliquant la remise de territoires ukrainiens ne serait accepté. Selon lui, les négociations initiées par Moscou viseraient simplement à gagner du temps, afin de poursuivre la conquête de nouvelles zones et de freiner l’augmentation de la pression occidentale sur la Russie. Dans une rare interview accordée à Sky News, il a souligné :

« Notre mission principale est de défendre notre terre, notre pays, et notre population […] Naturellement, pour nous, il est inacceptable de céder simplement du territoire. Que signifie réellement remettre notre terre ? C’est précisément pour cette raison que nous nous battons : pour ne pas abandonner notre territoire. »

Il ajoute que la paix juste doit être sans conditions et reposer sur un cessez-le-feu le long des lignes de front actuelles :

« Selon ma compréhension, une paix juste est une paix sans conditions préalables, sans renonciation à du territoire. Cela signifie s’arrêter à la ligne de contact actuelle. »

Le diplomate américain en fin de mandat, Kurt Kellogg, a indiqué que les questions en suspens pour un éventuel accord concernent principalement la centrale nucléaire de Zaporijjia – la plus grande d’Europe – ainsi que la région du Donbass, où les exigences russes traduisent en réalité une capitulation totale, avec la remise des oblasts de Louhansk et Donetsk, ce qui est inacceptable pour Kiev. La situation est loin d’être « imminente », malgré certains discours optimistes.

Accepter de céder du territoire constituerait un acte de haute trahison et compromettrait plusieurs lignes de défense établies, ouvrant la voie à de nouvelles offensives russes. L’expérience historique confirme que la Russie ne respecte jamais ses engagements, rendant toute cession stratégique inenvisageable.

Par ailleurs, dans une tournure géopolitique, les récentes orientations de la politique de sécurité américaine traduisent un désengagement vis-à-vis de l’Europe, y compris des tentatives visant à diviser l’Union européenne.

Sur le terrain, l’armée ukrainienne traque et neutralise des mercenaires dits « flagwavers », envoyés sur des missions souvent suicidaires où ils brandissent un drapeau russe pour produire des images destinées à la propagande hostile. Ces vidéos sont ensuite reprises sans recul par certains médias occidentaux – y compris en Suède – qui les présentent comme des preuves de succès militaires russes. En réalité, saisir un lieu ne se réduit pas à brandir un drapeau, comme l’illustre ce paradoxe : si cela était vrai, on pourrait simplement brandir un drapeau russe en Suède pour prétendre que le pays est conquis.

Par exemple, une vidéo montre la 67e brigade ukrainienne neutralisant un soldat russe isolé menaçant un village, Tyche, prétendument « pris » par Moscou. Le soldat, seul sur place pour cette opération de propagande, est éliminé par un drone, puis achevé par des soldats ukrainiens armés de fusils automatiques.

À l’inverse, une autre vidéo présente trois soldats ukrainiens arborant le drapeau ukrainien et celui de la 25e brigade aéroportée dans la ville de Pokrovsk, démentant ainsi les récits de chute de la ville diffusés par certaines sources pro-russes.

Sur le plan cybernétique, des hackers ukrainiens ont réussi à neutraliser 700 serveurs appartenant à la société logistique russe Eltrans+, responsable de l’acheminement des composants chinois destinés à la production d’armes russes. Ils ont effacé toutes les données relatives aux expéditions individuelles, rendant impossible l’identification de leurs contenus et destinations. Ces systèmes logistiques sont aujourd’hui quasi-entièrement automatisés, sans gestion manuelle possible, les entrepôts robotisés ne permettant pas de localiser aisément les cargaisons.

Cette attaque retarde donc la production de nouveaux missiles intégrant des composants étrangers. Même si des sauvegardes existent, leur restauration prendra du temps et plusieurs données sont probablement perdues, particulièrement pour les chargements postérieurs à la dernière sauvegarde, qui elles aussi pourraient avoir été compromises.

La situation demeure en constante évolution. Les enjeux militaires et stratégiques liés au conflit ukrainien continuent d’occuper une place centrale dans l’actualité de la défense et de la sécurité internationale.

Slava Ukraini ! Heroyam slava ! Razom do peremohy ! Smert voroham !