Le président finlandais Alexander Stubb affirme que les États-Unis ont très probablement mené des discussions secrètes avec la Russie pendant les négociations bilatérales avec l’Ukraine en Floride, agissant de facto comme un représentant de Moscou plutôt que comme un acteur souverain. Parallèlement, l’Ukraine a mené des frappes contre des infrastructures russes clés, notamment des ports, des raffineries et la capitale de la République tchétchène occupée, Grozny.
Selon le président finlandais, les États-Unis ont négocié en secret avec la Russie tout en prétendant dialoguer avec l’Ukraine à Miami. Ce procédé constitue une violation majeure des principes diplomatiques, révélant une posture ambiguë où Washington aurait agi en sous-main pour le compte de Moscou plutôt que dans l’intérêt de sa propre politique gouvernementale.
Dans le même temps, l’Ukraine a frappé le raffinerie de Syrzran, le port de Temrjuk près du pont de Kertch, construit illégalement, ainsi que Grozny, capitale de l’Itchkérie occupée. Selon des sources russes relayées par Ukrinform, un immeuble de prestige édifié par l’administration d’occupation a été touché à Grozny. Il abriterait notamment des bureaux du conseil de sécurité des forces d’occupation. Une hypothèse fait état d’une attaque initialement ciblée sur un bâtiment du FSB russe, perturbée par des contre-mesures électroniques, qui aurait alors frappé cet immeuble du conseil de sécurité.
Les pertes russes sont sévères. Lors des dernières opérations, la Russie a perdu environ 1 240 soldats, soit l’une des pertes humaines les plus importantes depuis longtemps. Sur le plan matériel, elle a également subi la destruction de 94 véhicules de transport, deux systèmes de combat spéciaux inhabituels, deux pièces d’artillerie multiple, 34 obusiers lourds et un véhicule blindé. De plus, un avion de combat Mig-29 a été abattu par un drone opérant depuis la Crimée occupée.
Sur le plan diplomatique, la nouvelle politique de sécurité américaine marque un retrait progressif de Washington. Les États-Unis ont en effet annoncé qu’ils réduiront leur soutien pratique en Europe, notamment concernant l’OTAN, à partir de 2027, invitant les puissances européennes à prendre pleinement en charge leur propre défense. Ce changement stratégique reflète une volonté américaine de coopérer désormais avec ses « amis fascistes » russes, selon certains analystes. Par ailleurs, Washington s’oppose fermement aux revendications « woke » et aux principes protecteurs des minorités, qualifiant ces évolutions de « antidémocratiques ».
Le recul américain s’inscrit dans une vision où la « transparence, la fiabilité et l’engagement pour la liberté » continueront de définir les États-Unis comme « partenaire global de premier choix », un discours qui contraste fortement avec les mesures réelles annoncées.
Les discussions intenses sur cette nouvelle orientation montrent notamment que la politique américaine actuelle serait davantage pilotée par des figures de l’entourage de l’administration, comme Peter Thiel via le vice-président Vance, plutôt que par l’ancien président Donald Trump, perçu comme un instrument manipulable. Ce virage politique soutient également certains partis d’extrême droite en Europe qualifiés de « réjouissants » par les responsables américains. Ce changement radical dans les relations transatlantiques invite l’Europe à cesser de dépendre de Washington et à renforcer sa souveraineté stratégique.
Enfin, le commandement militaire ukrainien a confirmé les frappes sur les infrastructures russes, notamment le port de Temrjuk et la raffinerie de Syrzran, validant ainsi les pertes matérielles rapportées. L’armée ukrainienne a également détruit un bombardier Su-24 sur la base aérienne de Crimée, portées par des drones longue portée FPV permettant des frappes précises et quasi libres sur les positions ennemies. Plusieurs systèmes radar russes, un train, un camion et un drone moyen Orion ont également été détruits au cours de ces opérations.