Les travaux préparatoires à la modernisation des infrastructures du chantier naval de Rosyth ont officiellement débuté, selon une réponse écrite adressée au Parlement.
La première phase du programme a été approuvée et les partenaires industriels ont commencé à travailler sur la conception du projet.
Cette confirmation fait suite à la question posée par Bell Ribeiro-Addy, député, qui s’était enquise auprès du ministère de la Défense sur le coût prévu des améliorations ainsi que sur la nécessité éventuelle d’enlever du matériel contaminé par des substances radioactives.
Le ministre d’État Luke Pollard a déclaré au Parlement que les coûts définitifs du projet seront arrêtés une fois les travaux de conception terminés. Il a précisé que ce plan d’amélioration comprend « la nécessité de réaliser une installation de radoub de secours pour le HMS Dreadnought lors de ses essais en mer à Rosyth ».
Luke Pollard a également indiqué que ces travaux s’intègrent dans le cadre du Submarine Dismantling Project, un programme visant à équiper Rosyth pour la gestion des déchets issus des sous-marins nucléaires décommissionnés. Selon le ministre, les infrastructures améliorées permettront « l’enlèvement et le traitement de tous les déchets radioactifs hérités, y compris le matériel contaminé, provenant des sous-marins démantelés ».
Les activités sur le site ont déjà commencé, avec le démantèlement en cours du HMS Swiftsure. « Six autres sous-marins nucléaires déclassés attendent également d’être traités », a précisé le ministre dans sa réponse écrite.
Les travaux de modernisation à Rosyth interviennent alors que le programme de démantèlement exerce une pression croissante sur l’Entreprise nucléaire de la Défense. Rosyth est l’une des deux seules installations britanniques capables de traiter les sous-marins nucléaires hors service, l’autre étant le chantier naval de Devonport qui réalise également des opérations de rechargement, de révision et de démantèlement. Les limites de capacité, les contraintes réglementaires ainsi que l’ampleur du retard accumulé dans le démantèlement ont déjà été évoquées dans des réponses parlementaires, expliquant la recherche de nouveaux sites potentiels.
La création d’une installation de radoub de secours pour la classe Dreadnought ajoute un second impératif opérationnel au projet Rosyth. Cette capacité doit soutenir la nouvelle classe de sous-marins lanceurs d’engins lors de leurs premiers essais en mer, en complément des infrastructures déjà présentes à Barrow-in-Furness et à Devonport.
Selon les informations disponibles, la phase de conception actuellement en cours permettra de définir le périmètre définitif ainsi que le coût des travaux avant que le ministère de la Défense n’engage des négociations commerciales avec les industriels concernés.