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Le ministère britannique de la Défense a lancé une consultation préliminaire auprès de l’industrie pour identifier un nouveau micro véhicule autonome sous-marin (AUV) destiné au Diving and Threat Exploitation Group (DTXG), indique le UK Defence Journal.

Cette démarche vise à recenser des systèmes répondant aux exigences minimales du ministère, sans pour autant lancer un appel d’offres formel.

Selon le ministère, l’Alpha Squadron du DTXG mène des missions variées, allant de la protection des câbles et oléoducs sous-marins dans les eaux britanniques à l’appui des opérations spéciales en mer à l’étranger. Ces missions nécessitent des relevés et reconnaissances discrètes de l’environnement subaquatique, souvent à longue distance et à partir de petites embarcations.

Le ministère souligne qu’il existe « un déficit capacitaire » concernant les AUV très légers, déployables par plongeur et pouvant être lancés de manière furtive sans équipement spécialisé. Cette consultation vise à identifier quelles plateformes commerciales pourraient satisfaire les besoins de la Royal Navy et soutenir un éventuel développement futur avec un fabricant d’équipement d’origine.

Le besoin porte sur un système portable, opérable par un seul utilisateur, capable de collecter des données environnementales, de réaliser des relevés des fonds marins et d’accomplir des missions d’exploration autonome. Le ministère détaille les attentes minimales sur plusieurs critères :

  • Profondeur d’opération : au moins 300 mètres
  • Portabilité : déploiement et récupération par une seule personne, sans système de lancement et récupération
  • Autonomie : missions de surveillance de plusieurs heures
  • Navigation et communications : capacités autonomes reposant sur des technologies AUV standard
  • Modularité (souhaitée) : possibilité d’intégrer des charges utiles ou upgrades futurs

Le ministère précise que cette démarche n’a pas vocation à évaluer les offres, ni à exclure un fournisseur d’un futur appel d’offres. Il s’agit d’une phase de sensibilisation destinée à cartographier les technologies disponibles et à jauger la capacité industrielle à répondre rapidement à un besoin.

Cette acquisition devrait soutenir des missions spéciales discrètes, la reconnaissance côtière et offshore, ainsi que la protection des infrastructures sous-marines critiques. Le projet est prévu pour une réalisation entre février 2026 et février 2027, avec un budget estimé jusqu’à 500 000 £.