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Malgré la propagande russe et les fausses informations relayées avec insistance dans certains médias, la ville de Pokrovsk tient bon et l’armée ukrainienne établit de nouvelles routes d’approvisionnement vers cette ville ainsi que vers la voisine Myrnohrad. Par ailleurs, les négociations entre les États-Unis, représentés notamment par Jared Kushner, gendre de Donald Trump, et la Russie, sur les conditions d’une reddition ukrainienne ont échoué, mettant fin à un nouvel épisode de ce qui s’apparente à un simulacre diplomatique.

Contrairement aux déclarations infondées sur la chute imminente de Pokrovsk, la ville résiste toujours et l’Ukraine adapte ses lignes logistiques. En effet, les forces russes ont réussi à pénétrer sur la voie ferrée et ont coupé la rue principale de Pokrovsk, compliquant les approvisionnements venant de l’ouest. Ces nouvelles corridors d’approvisionnement sont désormais envisagés depuis le nord, rendus possibles grâce à la contre-offensive ukrainienne menée autour de Dobropillia.

La situation reste néanmoins difficile, car il s’agit d’un conflit armé majeur et non d’une simple réunion d’informations. Hier, l’armée ukrainienne a repoussé 52 des 90 attaques russes enregistrées sur le front Est, dont la majorité sur le secteur de Pokrovsk, ce qui montre clairement où Moscou concentre ses efforts offensifs.

Pour l’heure, l’idée d’une prise de Pokrovsk reste une illusion pour les partisans russes dans certains médias. Le retrait ukrainien ne serait annoncé que par Kiev lui-même, et non par la simple apparition de soldats russes brandissant un drapeau sur une place, scénario qui relève plus du jeu vidéo que de la réalité militaire. Aucune conquête territoriale ne se valide ainsi sur le terrain.

Concernant les négociations diplomatiques, la délégation américaine conduite par Jared Kushner et l’homme d’affaires collaborateur avec la Russie Witkoff n’ont pas réussi à obtenir de compromis avec Moscou sur les conditions de reddition ukrainienne, malgré une réunion de cinq heures. Sergey Ushakov, porte-parole russe, a indiqué que « jusqu’à présent, aucune version de compromis sur les conditions de capitulation n’a été trouvée, mais certaines propositions américaines semblent plus ou moins acceptables », et que les discussions devaient se poursuivre.

Cette ultime tentative diplomatique américaine pour forcer un arrêt du conflit n’a donc pas abouti. Il est probable que ces efforts inefficaces soient liés au manque d’expérience et de compétences politiques des protagonistes impliqués, davantage issus du monde des affaires ou des relations familiales que de la diplomatie internationale.

En parallèle, il semble que les services russes de renseignement, comme le SVR (ancien KGB), coordonnent une offensive médiatique en Suède en faveur d’une capitulation ukrainienne. Plusieurs articles et interventions publiques récents dans la presse suédoise reprennent à l’envi la rhétorique et les mensonges de Moscou, tentant de faire porter à l’Otan et aux États-Unis la responsabilité des crimes de guerre, des violences et enlèvements commis par les forces russes en Ukraine.

Certaines émissions de grande audience et des débats publics très orientés relayent ces messages pro-Kremlin, alimentant une « cinquième colonne » médiatique suédoise.

La situation en Ukraine demeure donc très complexe, avec une résistance ferme face aux offensives russes et un front logistique en constante adaptation. Ces événements illustrent les enjeux majeurs du conflit ainsi que les manipulations informationnelles qui l’accompagnent.

Razom do peremohi ! Smert voroham !