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Le ministère de la Défense britannique n’a pas souhaité fournir de détail précis sur l’état opérationnel des frégates, destroyers et navires auxiliaires de la Royal Navy, invoquant des contraintes de sécurité. Cependant, il a orienté les députés vers de nouvelles données de disponibilité offrant un aperçu inédit de l’état de la flotte.

Dans deux réponses écrites adressées au député conservateur Richard Holden, le ministre de la Défense Luke Pollard a répété que le ministère ne publie pas d’informations détaillées navire par navire ni d’horaires à long terme. Il a souligné que la notion de disponibilité doit être comprise comme un cycle évolutif.

Le ministre a indiqué au Parlement que « environ 50 % de la flotte est à haute disponibilité ou plus à tout moment » et précisé que la flotte de surface se compose actuellement de 53 navires, auxquels s’ajoutent 10 unités de la Royal Fleet Auxiliary (RFA).

Il a également mis en avant la transition en cours entre les plateformes vieillissantes et les nouvelles classes. Selon lui, le ministère de la Défense « remplace nos frégates Type 23 par huit des navires anti-sous-marins les plus avancés au monde, les frégates Type 26 », auxquelles viendront s’ajouter cinq Type 31.

Bien que le ministre n’ait pas fourni la répartition détaillée demandée, il a invité les députés à consulter la publication du Comité de la Défense qui rend compte des jours de disponibilité de la Royal Navy sur une période de six mois. Ce rapport comprend une lettre ministérielle et une annexe détaillant les tendances de disponibilité pour 2024 et 2025.

Les documents révèlent des variations importantes selon les catégories. Les frégates Type 23 ont connu une augmentation des jours de disponibilité début 2025, grâce à une amélioration des opérations de maintenance. En revanche, la disponibilité des destroyers a chuté nettement en raison du fort tempo opérationnel en mer Rouge et de réparations imprévues sur plusieurs unités. La disponibilité des forces de frappe littorale a diminué avec la mise en cale sèche du RFA Argus et d’autres navires de classe Bay pour réparations. Par ailleurs, la disponibilité des navires de soutien en mer s’est améliorée grâce à l’opération Highmast, qui impliquait une forte mobilisation du RFA Fort Victoria, ainsi que des navires des classes Tide et Wave.

Le rapport souligne également que les insuffisances en effectifs continuent d’impacter la capacité de la RFA à maintenir ses unités en alerte.

Luke Pollard a insisté sur le fait que le plan à long terme de la marine demeure inchangé, précisant que ce programme de transition vise à garantir les capacités prioritaires jusqu’aux années 2030. « La Royal Navy poursuit la modernisation de sa flotte », a-t-il déclaré, tout en confirmant que les engagements opérationnels sont maintenus.