Ancien ingénieur chez BrahMos Aerospace, Nishant Agarwal, arrêté en 2018 pour suspicion de divulgation d’informations classifiées à l’Inter-Services Intelligence (ISI) du Pakistan, a été acquitté de toutes les accusations. La division de Nagpur de la Haute Cour de Bombay a estimé que les preuves présentées à son encontre étaient insuffisantes. Le tribunal a souligné que les documents supposément consultés via son ordinateur ne comportaient pas d’informations sensibles ou stratégiquement nuisibles concernant le programme de missiles de croisière phare de l’Inde.
L’arrestation d’Agarwal, survenue en 2018, avait été présentée comme une percée majeure pour les agences de renseignement pakistanaises. Toutefois, la nature du matériel incriminé a par la suite été considérée comme insignifiante et incapable de compromettre le système BrahMos ou son déploiement opérationnel. Selon des sources officielles et les audiences judiciaires, les capacités de missile, l’intégrité de la conception et la doctrine de déploiement de l’Inde sont demeurées intactes.
Les événements intervenus depuis ont apporté leur propre verdict. Le Pakistan n’a pas réussi à transformer cette prétendue « victoire de renseignement » en une capacité militaire concrète ou en un effet dissuasif. Malgré la fuite alléguée, les missiles BrahMos ont continué à être utilisés sur le terrain et ont démontré leur précision sur des cibles de grande valeur. Lors des récents affrontements, ces missiles ont frappé des infrastructures terroristes et des installations aériennes situées au Pakistan, confirmant l’inutilité des informations prétendument obtenues antérieurement.
Cette affaire d’espionnage à forte résonance avait suscité de nombreuses spéculations dans les médias pakistanais quant à une possible compromission du système BrahMos. En réalité, le missile n’a cessé d’évoluer, avec des variantes à plus longue portée, des systèmes de ciblage améliorés et des capacités de déploiement depuis la mer, l’air et la terre. Le ministère indien de la Défense a maintes fois affirmé la sécurité du programme BrahMos, protégé contre toute collecte étrangère de renseignements par des dispositifs de contre-espionnage multiples et renforcés.
Le dénouement judiciaire confirme que la violation alléguée n’a eu aucun impact opérationnel. Si l’arrestation avait été présentée au Pakistan comme un coup d’éclat du renseignement, la performance ultérieure des BrahMos en missions réelles a démontré que cet avantage prétendu n’a jamais existé. Le missile indien a conservé sa supériorité, son déploiement s’est poursuivi sans entrave, et l’« accès » longtemps vanté par le Pakistan ne lui a procuré aucun bénéfice tactique ou stratégique.
Cet acquittement clôt un chapitre judiciaire important tout en soulignant une réalité plus large : malgré ses déclarations initiales, le Pakistan n’a pu tirer aucun profit tangible de cette fuite présumée, et le système BrahMos continue à fonctionner comme l’une des plates-formes de missiles les plus redoutables de la région.