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Lors du premier sommet national sur la sécurité organisé par ANI, le maréchal de l’air Ashutosh Dixit, chef de l’État-major intégré de la défense indienne, a précisé la répartition des responsabilités pour la protection des infrastructures industrielles et énergétiques stratégiques de l’Inde face aux menaces aériennes émergentes, notamment les drones et les projectiles de précision.

Interrogé à propos des préoccupations récentes liées aux attaques visant des installations clés telles que la raffinerie de Jamnagar appartenant à Reliance, Dixit a souligné que la sécurité interne des complexes industriels demeure sous la responsabilité directe des opérateurs privés. Ces derniers peuvent – et doivent – investir dans des systèmes anti-drones et de contre-intrusion afin d’assurer une protection localisée efficace.

Toutefois, en ce qui concerne les menaces extérieures provenant de zones frontalières, cette responsabilité incombe à la Force aérienne indienne (IAF) ainsi qu’à l’architecture nationale de défense aérienne.

« Pour les incursions de drones à proximité des bases industrielles ou des sites stratégiques, les entreprises privées assurent la sécurité interne et peuvent déployer leurs propres systèmes anti-drones », a-t-il expliqué. « Mais dès qu’il s’agit de drones ou de tout autre projectile provenant de l’extérieur de l’Inde, la responsabilité de la sécurisation incombe à la Force aérienne indienne pour l’ensemble des grandes installations industrielles. »

Dixit a mis en avant le développement par l’IAF d’un cadre intégré de lutte contre les drones et de défense aérienne spécialement conçu pour protéger les raffineries pétrolières, les centrales électriques, les ports et autres infrastructures nationales à haute valeur stratégique. Ce dispositif repose sur un réseau de détection et d’interception à plusieurs couches combinant radars, systèmes de brouillage, défense aérienne au sol et surveillance aéroportée.

« Nous créons un réseau anti-drones ainsi qu’un système de défense aérienne », a-t-il conclu.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où les conflits liés aux drones et autres menaces hybrides ont rapidement évolué, faisant des infrastructures industrielles des cibles stratégiques de premier ordre. Depuis l’attaque aux drones de 2019 contre Saudi Aramco jusqu’aux incursions régulières de quadricoptères le long de la frontière indo-pakistanaise, l’environnement sécuritaire dépasse désormais largement la menace liée aux avions conventionnels.