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Deux superpétroliers ont entrepris une traversée longue et inhabituelle, transportant du brut du Guyana vers l’Inde. Ce mouvement illustre les efforts des raffineurs indiens pour s’approvisionner en pétrole alternatif, face aux restrictions américaines accrues sur le brut russe, auparavant très populaire dans le sous-continent sud-asiatique.

Les Very Large Crude Carriers (VLCC) Cobalt Nova et Olympic Lion ont quitté le Guyana à la fin du mois de novembre, chacun chargé d’environ 2 millions de barils de pétrole, selon les données de suivi maritime compilées par Bloomberg. Leur arrivée est prévue en Inde en janvier. Ces expéditions représentent les premiers envois de brut du Guyana vers l’Inde depuis 2021, lorsque deux cargaisons d’un million de barils chacune avaient effectué un trajet similaire. Jusqu’à récemment, l’Inde importait près de 1,7 million de barils par jour de pétrole russe, mais les sanctions américaines imposées au mois dernier sur les deux principaux exportateurs russes, Rosneft PJSC et Lukoil PJSC, ont contraint les raffineurs à chercher d’autres fournisseurs sous peine de risquer des sanctions.

Cette inquiétude vis-à-vis des achats de pétrole russe s’est accentuée après que le président américain Donald Trump a doublé en août les droits de douane sur toutes les importations indiennes, les faisant passer à 50 %. L’Olympic Lion transporte une cargaison de brut Golden Arrowhead du Guyana en direction de Paradip, sur la côte est de l’Inde, où la société publique Indian Oil Corp. exploite une raffinerie d’une capacité de 300 000 barils par jour. Ce cargo a été acquis auprès d’ExxonMobil suite à un appel d’offres en octobre.

Quant au Cobalt Nova, chargé d’un mélange des qualités Liza et Unity Gold, il devrait décharger sa marchandise à Mumbai ou Visakhapatnam, où Hindustan Petroleum Corp. opère plusieurs installations. La compagnie a acheté un million de barils de chaque qualité pour une livraison prévue entre fin décembre et début janvier.