Bengaluru, 29 novembre. DK Sunil, président-directeur général de Hindustan Aeronautics Limited (HAL), a fermement défendu l’avion de combat léger TEJAS après le tragique accident survenu lors du Salon aéronautique de Dubaï le 21 novembre 2025, qui a coûté la vie au commandant de escadron Namansh Syal.
Lors du Sommet national sur la sécurité le 28 novembre, Sunil a affirmé qu’il n’y avait « absolument aucun problème » avec le TEJAS, le qualifiant comme l’un des aéronefs les plus sûrs au monde, avec un bilan de sécurité inégalé.
Il a qualifié l’incident de Dubaï d’événement malheureux survenu lors d’une manœuvre acrobatique à haut risque à basse altitude, soulignant que cela ne menace en rien l’avenir du programme.
Ce crash est le second dans les 24 années d’histoire du programme TEJAS, après un premier incident non mortel survenu à Jaisalmer, Rajasthan, en mars 2024. Selon les témoignages et les premiers rapports, l’appareil a perdu sa stabilité lors d’un virage ou d’un tonneau en gravité négative, sans hauteur suffisante pour revenir en contrôle, ce qui a entraîné un impact au sol et une explosion près de la piste de l’aéroport international Al Maktoum.
L’Armée de l’air indienne a ouvert une enquête judiciaire. À ce jour, aucun défaut mécanique n’a été confirmé publiquement. HAL a informé les bourses que l’accident résultait de circonstances exceptionnelles et n’aurait pas d’impact sur les opérations ou les livraisons.
DK Sunil a rejeté les spéculations et théories du complot diffusées sur les réseaux sociaux, rappelant la solide réputation de HAL, qui a notamment livré des plateformes telles que l’avion d’entraînement HTT-40, l’hélicoptère Prachand, ainsi que divers hélicoptères en service sur le territoire indien.
Il a souligné la confiance sans faille des forces armées et de l’industrie, en contraste avec les doutes publics alimentés par les opinions en ligne.
Le dirigeant de HAL a mis en avant le TEJAS comme un succès retentissant. Cet avion de combat multifonctions de 4,5e génération est capable d’appui aérien offensif, de combat rapproché, d’attaques au sol et de frappes maritimes. Il est disponible en versions monoplace et biplace pour l’armée de l’air et la marine indienne.
Concernant la production, HAL détient actuellement des commandes fermes pour environ 180 TEJAS, avec 38 des 40 exemplaires MK-1 déjà livrés. Les livraisons des MK-1A s’accélèrent grâce à des améliorations dans la chaîne d’approvisionnement.
Le ministère de la Défense a fixé comme objectif la livraison de 12 appareils en 2025, avec une montée en cadence à 20 unités par an ensuite. Deux lignes d’assemblage, situées à Bangalore et Nashik, peuvent produire jusqu’à huit appareils par an chacune, complétées par des partenariats avec le secteur privé pour des sous-assemblages.
La disponibilité des moteurs GE F-404 reste un facteur clé. La montée en cadence des livraisons permet d’augmenter le rythme de production malgré des retards précédents.
Les ambitions à l’export s’inscrivent comme une étape naturelle, en cohérence avec les objectifs gouvernementaux visant à faire de l’Inde un pôle d’exportation de défense. Le TEJAS a suscité un intérêt marqué lors des précédents salons aéronautiques à Dubaï et auprès de 16 pays lors du DefExpo 2022.
DK Sunil a confirmé que l’augmentation de la production facilitera le rayonnement international. Cependant, des défis subsistent, notamment les sanctions touchant certains composants, qui ont compliqué les tentatives de concurrence face à des appareils comme le JF-17 ou le KAI FA-50. Le déploiement du TEJAS MK-2, prévu pour fin 2025, et son entrée en production en 2029, renforcent les perspectives à long terme, avec un objectif de 120 unités fabriquées d’ici 2034, intégrant un haut niveau d’indigénisation.