Un rapport analytique déclassifié de l’Armée de l’Air royale australienne (RAAF), diffusé dans le cadre du dialogue quadrilatéral de sécurité (Quad) pour le partage du renseignement, révèle la situation critique de l’Armée de l’Air pakistanaise (PAF) lors de la confrontation aérienne de quatre jours entre l’Inde et le Pakistan en mai 2025. Intitulé « Escalade aérienne en Asie du Sud : leçons de l’opération Sindoor », ce document daté du 15 octobre 2025 conclut que sans le cessez-le-feu annoncé le 10 mai, la PAF aurait risqué de perdre le contrôle opérationnel de l’ensemble de ses bases aériennes situées à l’est, près de la frontière indo-pakistanaise.
Cette évaluation, confirmée par des images satellites de Maxar Technologies et des données de la National Geospatial-Intelligence Agency américaine, souligne l’efficacité des frappes de précision menées par l’Armée de l’Air indienne (IAF), qui ont neutralisé des infrastructures clés, contraignant la PAF à adopter une posture défensive désespérée.
Le rapport de la RAAF détaille la manière dont les chasseurs Rafale et Su-30MKI de l’IAF, équipés de missiles de croisière furtifs SCALP-EG et de munitions supersoniques BrahMos, ont mené des frappes coordonnées en profondeur sur 11 des 13 principales bases aériennes pakistanaises, ciblant particulièrement les installations orientales situées à moins de 200 kilomètres de la frontière. Parmi les cibles essentielles figuraient les bases de Rafiqui (Shorkot), Murid (Chakwal), Chunian (Kasur), Pasrur, Sialkot, Rahim Yar Khan et Sargodha, toutes cruciales pour le lancement rapide de sorties vers le Pendjab indien et le Rajasthan.
Les évaluations des dommages causés par les bombes, réalisées par Kawa Space et corroborées par The New York Times, ont révélé des cratères de 10 à 15 mètres de diamètre sur les pistes de Rafiqui et Murid, rendant ces dernières inopérantes pour les opérations des chasseurs et retardant les réparations d’une durée estimée entre six et huit semaines. Les hangars de Chunian et Pasrur, abritant des escadrons de JF-17 Thunder, ont subi des brèches catastrophiques, des images thermiques confirmant des explosions secondaires causées par les munitions et le carburant aérien stockés.
« Les munitions de l’IAF ont obtenu un taux de réussite de 92 % sur les cibles principales, dégradant systématiquement la posture avancée de la PAF », affirme le rapport, citant des interceptions de communications électroniques. À la base aérienne de Sialkot — un centre opérationnel clé pour les incursions pakistanaises lors du conflit de Kargil en 1999 — les frappes ont détruit deux abris en dur pour avions ainsi qu’une unité radar mobile, éliminant sa capacité à lancer des patrouilles aériennes de combat. À Rahim Yar Khan, la piste à double usage civile et militaire a été coupée, isolant les installations de l’aéroport international Sheikh Zayed et exposant le sud du Pendjab à des survols indiens libres de toute opposition.
Au total, ces attaques ont neutralisé environ 20 % des infrastructures opérationnelles de la PAF, incluant la destruction de six chasseurs (principalement des F-16 américains et des JF-17 chinois), deux avions de détection avancée Saab 2000 Erieye et plus de dix drones de combat, comme l’a confirmé le chef de l’IAF, le maréchal de l’air Amar Preet Singh, lors d’un briefing en août 2025.
Dans un état de panique opérationnelle, la PAF a déclenché un protocole d’évacuation d’urgence, transférant les appareils survivants — estimés entre 40 et 50 chasseurs-bombardiers et avions de soutien — des bases de l’est vers celles situées à l’ouest, près des frontières iranienne et afghane. Des installations comme Samungli (Quetta), Shahbaz (Jacobabad) et l’extension ouest de Sheikh Zayed ont servi de refuges temporaires, bien que certaines de ces bases aient elles aussi été partiellement frappées, avec des pistes secondaires cratérisées. Le rapport australien note que ce transfert nocturne des 9 au 10 mai a mobilisé plus de 200 convois terrestres et aériens, tendant les chaînes logistiques pakistanaises et exposant les actifs à des risques d’interdiction.
« L’accent doctrinal de la PAF sur la domination du théâtre oriental s’est effondré en moins de 48 heures, forçant une réorientation vers l’ouest qui a dilué sa préparation sur deux fronts face à l’Inde et aux menaces potentielles venant d’Afghanistan », observe le rapport.
Les difficultés de la PAF ont été aggravées par l’échec total de son architecture de défense aérienne à l’est. Malgré le déploiement de missiles sol-air chinois HQ-9 et des systèmes indigènes LY-80 autour de Sargodha et Chunian, ces dispositifs ont offert une protection quasi nulle. Des drones leurres et des pods de guerre électronique embarqués sur des Growler ont brouillé les radars pakistanais, limitant la fenêtre de détection à quelques minutes. Le rapport cite des interceptions montrant des opérateurs débordés par une avalanche de fausses cibles, permettant aux missiles BrahMos de pénétrer avec « peu ou pas de résistance ».
À Murid, un nœud majeur de commandement, une batterie HQ-9 n’a pas réussi à intercepter un missile SCALP se déplaçant à Mach 0,8, conduisant à la destruction d’un hangar abritant des chasseurs Mirage-III. Des sources françaises de renseignement, citées dans une analyse de L’Opinion en juin 2025, attribuent cette défaillance à des problèmes d’interopérabilité entre systèmes chinois et turcs, estimant une dégradation de 70 % de la couverture est.
Les planificateurs de l’IAF ont ensuite préparé la phase III : saturer les nœuds restants à l’est et interdire le port de Karachi par des opérations navales. Conscient de l’« usure insoutenable », le directeur général des opérations de la PAF, le maréchal de l’air Hassan Ali, a engagé des discussions de désescalade par ligne directe avec son homologue indien, le maréchal de l’air A.K. Bharti. Le rapport de la RAAF souligne que les pertes de la PAF, au-delà d’une douzaine d’appareils selon des estimations croisées, induisent un retard de cinq ans dans ses capacités, accentuant la dépendance croissante du Pakistan à l’aide chinoise face à la pression économique.