À l’approche du week-end, les marchés asiatiques affichent des performances mitigées après une semaine globalement positive. Le géant suédois de la défense Saab a vu son action progresser modérément suite à l’annonce d’un contrat portant sur la vente de trois sous-marins A26 à la Pologne, allié stratégique régional. Par ailleurs, la croissance du PIB suédois à 2,6 % au troisième trimestre traduit un retour à la prospérité, malgré une certaine défiance persistante dans l’opinion publique et les médias.
La Bourse de Stockholm a poursuivi sa progression hier avec une hausse de +0,36 % pour l’indice OMXS30 et +0,48 % pour l’OMXSPI, qui s’est montré exceptionnellement dynamique. La couronne suédoise reste stable autour de 9,49 SEK pour un dollar américain et 11,00 SEK pour un euro, tandis que le prix de l’or grimpe à 1 277 SEK le gramme.
Saab Kockums a récemment remporté une commande de trois sous-marins de type A26 pour la Pologne, ce qui a permis à son titre de gagner +2,50 % sur le marché. Conçus spécifiquement pour opérer en mer Baltique, ces sous-marins répondent parfaitement aux besoins stratégiques polonais. Ce contrat illustre également la dynamique facilitée par l’adhésion récente de la Suède à l’OTAN, qui simplifie les échanges militaires et commerciaux avec les autres membres de l’alliance.
Aux États-Unis, les indices ont continué sur leur lancée avec un S&P 500 en hausse de +0,69 % et un Nasdaq 100 gagnant +0,87 %. Dans le secteur technologique, Google a reculé de -1,08 %, tandis que Tesla a progressé de +1,71 % malgré des prévisions de baisse continue des ventes, notamment en Europe.
En Asie, les marchés clôturent la semaine en ordre dispersé : l’ASX 200 australien recule de -0,06 %, l’indice Hang Seng à Hong Kong perd -0,20 %, le KOSPI sud-coréen chute de -1,51 %, tandis que le Nikkei 225 japonais affiche une légère hausse de +0,17 % et le Straits Times de Singapour progresse de +0,39 %.
La croissance du PIB suédois continue sur sa lancée, avec une augmentation de 1,1 % au troisième trimestre 2025, soit +2,6 % par rapport à la même période en 2024, selon les données de Statistics Sweden (SCB). Cette évolution confirme un retour marqué de la conjoncture économique favorable en Suède. Toutefois, malgré ce redressement, un climat de pessimisme persiste dans certains discours publics, reflet d’une tendance culturelle à minimiser les succès économiques.
L’impact négatif sur la croissance pendant ce trimestre provient principalement de la réduction des investissements en stocks, qui ont tiré la croissance vers le bas de 0,5 point de pourcentage, du fait que la consommation a davantage puisé dans des stocks existants plutôt qu’en nouvelles productions. L’importation a augmenté de 0,8 %, mais la progression des exportations, à +1,8 %, a entraîné un solde net positif de 0,6 point de pourcentage.
Le revenu disponible des ménages, c’est-à-dire après impôts, a augmenté de 2,2 %, tandis que l’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) s’est établie à 0,9 %.
Non ajustée de l’inflation, la croissance économique en volume affiche +3,5 % sur le trimestre, ce qui correspond à la somme de la croissance réelle (+2,6 %) et de l’inflation (+0,9 %). Il est important de souligner que, contrairement à certains pays où l’inflation est alors assimilée à un enrichissement économique, la Suède mesure sa croissance en termes réels, c’est-à-dire corrigée des variations de prix, afin d’évaluer la véritable augmentation de la production et du bien-être.
Pour conclure, ce tableau économique met en lumière un redressement notable de la Suède, qui installe durablement un climat de prospérité, même si certains restent sceptiques sur la pérennité de cette phase. Il faudra vraisemblablement attendre avant une nouvelle récession qui reste toujours une possibilité dans les cycles économiques.