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Des équipes de l’OTAN ont mené un exercice de deux semaines en Écosse afin de valider la capacité du système de sauvetage des sous-marins à intervenir partout dans le monde. Cette opération conjointe a réuni des spécialistes britanniques, français et norvégiens, soulignant la coopération internationale dans le domaine du sauvetage en milieu sous-marin.

Les manœuvres se sont déroulées dans le Loch Long, près du Firth of Clyde, impliquant environ 150 personnels engagés avec le Système de Sauvetage des Sous-marins de l’OTAN (NSRS), constamment prêt à être déployé à l’échelle mondiale.

Cinquante plongeurs et médecins issus des trois nations étaient embarqués à bord du navire auxiliaire SD Northern River à Glasgow, transportant avec eux l’ensemble du dispositif NSRS, comprenant un véhicule télécommandé et le sous-marin de sauvetage habité Nemo. Une fois positionnés dans le loch, les équipes ont répété une séquence complète d’opérations de sauvetage visant à valider la sécurité des équipements ainsi que la compétence des opérateurs. Le compartiment intérieur de Nemo, qui m’avait marqué lors d’une visite l’année précédente, reste très confiné.

Le point central de l’exercice fut le cycle de lancement, de plongée et de récupération de Nemo, capable de remonter jusqu’à 12 sous-mariniers et équipé d’une chambre de décompression sécurisée. Les équipages ont répété la procédure critique dite de « mise en prise », où le submersible s’aligne sur la coque d’un sous-marin en difficulté pour assurer une connexion étanche grâce à un joint d’étanchéité.

Une fois l’étanchéité obtenue, l’opérateur de la chambre de sauvetage a ouvert la trappe, simulant parfaitement la procédure appliquée lors d’un secours réel à un sous-marin immobilisé sur le fond marin. Deux marins norvégiens ont assuré le rôle d’opérateurs de la chambre de sauvetage pendant l’exercice.

Le commandant Chris Baldwin, officier des opérations NSRS et commandant principal des éléments de sauvetage, a souligné l’importance de ces entraînements. « Ces exercices sont indispensables pour garantir au commandement de la flotte que le NSRS est opérationnel et prêt à intervenir dans le cadre d’un sauvetage mondial ; prêts à répondre et à soutenir les opérations de secours de sous-mariniers où que cela soit nécessaire. »

Par ailleurs, les ingénieurs ont profité de l’exercice pour tester l’intégration des différents systèmes de sécurité, en simulant les phases de mobilisation, d’installation et de mise en service. Rob Penfold, responsable du soutien logistique et technique du NSRS, a commenté que cette formation permet de démontrer l’interaction des différents éléments, apportant « la confiance que le système est sûr à utiliser, même en situation d’urgence opérationnelle en mer. »

Le NSRS, géré par la Submarine Delivery Agency, constitue une capacité tri-nationale qui mobilise plongeurs, médecins et spécialistes du Royaume-Uni, de France et de Norvège, soutenus par les ingénieurs de JFD Ltd. Cette année, un observateur de la Marine chilienne a également été présent pendant les exercices.