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L’avenir du navire de soutien RFA Argus reste incertain après une réponse écrite au parlement qui a confirmé qu’aucune décision n’a encore été prise quant à sa réparation ou sa mise à la retraite.

Interrogé par Lord Leigh of Hurley sur les options envisagées par le gouvernement, le ministre de la Défense, Lord Coaker, a déclaré que la Royal Fleet Auxiliary « continue de collaborer avec le Département de la Défense, des experts en inspection ainsi que des partenaires commerciaux pour évaluer le coût et la valeur d’une remise en état des réparations nécessaires ».

L’Argus n’a pas appareillé depuis juillet, suite au retrait de sa certification de sécurité par le Lloyd’s Register et l’Agence maritime et des garde-côtes. Les inspecteurs ont jugé le navire incapable de prendre la mer sous quelque forme que ce soit, laissant ainsi le seul navire britannique dédié à la prise en charge primaire des blessés en mer immobilisé au port militaire de Portsmouth.

Cette indisponibilité a engendré une importante lacune opérationnelle. L’Argus a longtemps été au cœur de la capacité médicale embarquée du Royaume-Uni, étant la seule plateforme capable de fournir des soins hospitaliers complets en mer. Elle assurait également un rôle en développement dans le soutien aérien et littoral, et devait initialement rester en service au-delà de 2030.

La gravité des problèmes de certification impose aux ministres un choix difficile : engager un important et probablement coûteux programme de remise à niveau, ou accepter une mise à la retraite anticipée et en assumer les conséquences opérationnelles. En l’absence de décision, l’Argus demeure indisponible, et le calendrier d’un éventuel retour en service reste à ce jour inconnu.