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Un consortium européen rassemblant des acteurs majeurs de la défense, de la recherche et des technologies lance le projet iMUGS2 pour développer la prochaine génération de systèmes terrestres télépilotés interopérables. Ce projet a été retenu dans le cadre du Fonds européen de la défense (EDF) et est coordonné par Milrem Robotics.

Fort des réussites du premier projet iMUGS, iMUGS2 vise à renforcer l’autonomie et les capacités robotiques de l’Europe en concevant une architecture évolutive, interopérable et sécurisée pour une variété de plateformes, qu’elles soient télépilotées ou habitées. Ce projet contribue à la souveraineté technologique européenne dans des domaines clés de la défense, tels que l’autonomie pilotée par l’intelligence artificielle, l’intégration des systèmes, les communications, ainsi que le commandement et le contrôle.

« Avec iMUGS2, l’Europe franchit une nouvelle étape importante vers le développement de forces robotiques véritablement interopérables et modulables, capables d’améliorer les capacités de défense du continent, » a déclaré Raul Rikk, directeur du développement des capacités chez Milrem Robotics. « Ce projet favorise l’innovation et la coopération entre les nations européennes, garantissant que les futurs systèmes autonomes basés sur l’IA pourront fonctionner de manière fluide ensemble sur le champ de bataille. »

Le projet iMUGS2 débute immédiatement par un travail approfondi de développement conceptuel, opérationnel et technique couvrant plusieurs domaines. Les partenaires vont élaborer et peaufiner des concepts opérationnels, des architectures systèmes et des solutions technologiques visant à faire progresser la coopération homme-machine, les fonctions autonomes, les communications sécurisées et la protection électronique.

Parallèlement, l’accent sera mis sur l’intégration des systèmes, l’efficacité du cycle de vie et l’interopérabilité, assurant ainsi la base pour de futures démonstrations et déploiements de capacités dans le paysage de la défense européenne. Ces avancées garantiront des systèmes télépilotés résilients, économes et prêts pour l’avenir.

À propos d’iMUGS2

Doté d’un budget total d’environ 55 millions d’euros, dont près de 50 millions financés par l’EDF, iMUGS2 poursuit trois objectifs stratégiques : développer et démontrer des systèmes terrestres télépilotés aptes au combat, destinés à soutenir les troupes débarquées ; définir des concepts opérationnels illustrant comment les systèmes terrestres et aériens non habités peuvent améliorer les opérations des bataillons d’infanterie tout en favorisant la coopération inter-domaines ; et promouvoir des architectures modulaires, ouvertes, ainsi que des cadres de gestion du cycle de vie, garantissant l’interopérabilité entre plateformes anciennes et futures.

À propos du consortium

Le consortium iMUGS2 regroupe 29 partenaires issus de 15 pays membres de l’Union européenne. Ce groupe inclut des grandes entreprises, des sociétés de taille intermédiaire, des PME ainsi que des organismes de recherche. Chaque partenaire apporte une expertise de pointe dans son domaine, soutenant une vision globale tout au long du projet. Cette diversité permet d’anticiper les défis et de proposer des solutions stratégiques et efficaces.

Parmi les membres du consortium iMUGS2 figurent : AVL List, Bittium Wireless, Bureau Veritas, l’Université technique de Prague, Cybernetica, Delft Dynamics, Diehl Defence, dotOcean, Elettronica, Escribano Mechanical and Engineering, FN Herstal, GMV, Huta Stalowa Wola, Insta Advance, Integrated Systems Development, John Cockerill Defense, Kepla, KNDS France, KNDS Allemagne, Kongsberg Defence & Aerospace, Latvijas Mobilais Telefons, ?ukasiewicz – PIAP, Milrem Robotics (coordinateur), Nortal (Talgen Cybersecurity), Norwegian Defence Research Establishment, l’Académie royale militaire de Belgique, Safran Electronics & Defense, Svensk Konstruktionstjänst et TNO.