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La flotte de Su-30MKI de l’armée de l’air indienne franchit une étape majeure avec l’intégration imminente d’un nouveau radôme aérodynamique entièrement conçu localement. Ce développement clés permettra l’installation du radar AESA Virupaksha basé sur le nitrure de gallium (GaN), le plus puissant jamais conçu pour un chasseur en dehors des États-Unis.

Les sources au sein du LRDE (Electronics & Radar Development Establishment) du DRDO et de la division Nasik de HAL confirment que ce nouveau radôme, désigné Nose Cone–V en interne, a achevé les tests préliminaires en soufflerie au NAL de Bengaluru. Il entre désormais dans une phase complète de validation structurelle et électromagnétique. Ce radôme est plus long, légèrement plus large à la base, et présente un profil ogival optimisé qui préserve l’aérodynamisme et le centre de gravité du Su-30MKI tout en accueillant l’imposant tableau d’antennes AESA Virupaksha de grande dimension.

À l’heure actuelle, le radôme du Su-30MKI est conçu pour le radar russe N011M Bars PESA, d’un diamètre de 1,2 mètre avec environ 950 modules T/R, fonctionnant avec une antenne mécaniquement orientée en azimut.

Simplement dit, l’ancien radôme est trop petit, trop incurvé, et fabriqué en composites de fibre de quartz classiques qui entraînent une atténuation excessive du signal aux angles de balayage plus larges et aux fréquences plus élevées nécessaires au Virupaksha.

Ainsi, le Su-30MKI passe d’une cellule développée à la fin des années 1990 avec une avionique des années 2010, à une plateforme véritablement de génération 4.5++ capable de rivaliser avec toutes les forces aériennes dont dispose actuellement l’Armée de l’air populaire de libération de Chine (PLAAF), jusqu’à l’entrée en service de l’AMCA prévue au milieu des années 2030. Ce nouveau radôme représente bien plus qu’une simple modification esthétique : c’est la clé physique qui permet l’utilisation du radar Virupaksha et, par extension, l’assurance d’une supériorité aérienne indienne pour les deux prochaines décennies.