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Un drone espion longue portée de l’OTAN effectue régulièrement des missions de surveillance le long de la frontière russe depuis l’espace aérien européen. Le dernier vol FORTE10 montre un RQ-4B Global Hawk de l’US Air Force en train d’accomplir l’un de ses circuits de reconnaissance majeurs, décollant de la base navale de Sigonella, traversant la mer Tyrrhénienne puis survolant la France et l’Allemagne avant d’entrer dans l’espace aérien polonais.

La trajectoire se termine au niveau du tripoint entre la Pologne, la Lituanie et l’enclave russe de Kaliningrad, une zone étroitement surveillée par l’OTAN.

Le RQ-4B Global Hawk est une plateforme de reconnaissance sans pilote longue de 14 mètres, avec une envergure de 40 mètres, propulsée par un unique turboréacteur Rolls-Royce. Il évolue à une altitude d’environ 18 000 mètres, bien au-dessus du trafic commercial et des phénomènes météorologiques, ce qui permet à ses capteurs de balayer une large zone avec un minimum d’interférences.

À cette altitude, l’appareil vole à environ 570 km/h et peut rester en vol plus de trente heures. Avec un rayon d’action d’environ 22 800 kilomètres, le Global Hawk peut décoller de Sicile, couvrir la moitié d’un continent et revenir sans nécessiter de ravitaillement en vol.

Le drone FORTE10 est équipé d’une panoplie complète de capteurs comprenant un radar à synthèse d’ouverture, des caméras électro-optiques et infrarouges, ainsi qu’un système de renseignement d’origine électromagnétique. Cette combinaison permet de collecter des images haute résolution, des signatures thermiques, des cartes radar détaillées et des émissions électroniques, fournissant aux analystes des informations en temps réel sur les mouvements militaires à travers les frontières.

L’appareil opère de manière principalement autonome selon des trajectoires préprogrammées, tandis que les équipes au sol s’occupent du décollage, de l’atterrissage et de la gestion des capteurs.

Ces missions régulières s’inscrivent dans le cadre des efforts de renseignement menés par les États-Unis et l’OTAN pour suivre de près les activités russes. Elles offrent une capacité de surveillance à longue portée tout en éliminant les risques encourus par les équipages lors des missions de reconnaissance habitées.