Les États-Unis imposent à l’Ukraine d’accepter un plan de reddition en 28 points avant le 27 novembre, sous peine d’interrompre leur soutien militaire. Ce plan suppose également que les pays de l’OTAN renoncent à une part de leur souveraineté au profit des autorités américaines et russes. Par ailleurs, le bilan des bombardements russes terroristes sur Ternopil s’élève désormais à 32 victimes, dont une fillette polonaise de 7 ans.
La gare ferroviaire de Kramatorsk, autrefois un point vital pour le transport et l’évacuation, est aujourd’hui abandonnée, les trains ne s’arrêtant plus qu’à une heure de bus, en raison de la menace croissante des drones FPV qui peuvent atteindre la ville. Cette gare a été un symbole fort du conflit, notamment lors du massacre du 8 avril 2022, quand une frappe de missile balistique russe a frappé une foule de civils évacuant via un corridor humanitaire, faisant 63 morts dont neuf enfants, et 150 blessés parmi lesquels 34 enfants.
Ce massacre constitue une violation flagrante des conventions de Genève, tout comme l’invasion russe de 2014 et l’offensive majeure de 2022 contre l’Ukraine. Ces actes violent également l’accord de Budapest, garantissant la sécurité de l’Ukraine en échange du désarmement nucléaire, ainsi que d’autres traités tels que les accords de Minsk et le traité INF sur les forces nucléaires à portée intermédiaire. Malgré ces précédents, certains responsables américains semblent croire à la possibilité d’un nouvel accord avec Moscou, ce qui reste hautement improbable compte tenu du comportement russe.
Les autorités russes ont toujours justifié leurs violations en qualifiant les forces ukrainiennes de « rebelles nazis », alors qu’elles interviennent avec des troupes régulières, ce qui place l’Occident dans une posture difficile pour dénoncer avec clarté ces manœuvres délibérées de Moscou.
Kramatorsk reste une ville marquée par les hostilités quotiennes, subissant des attaques régulières de drones Shahed, de bombes KAB et occasionnellement de drones FPV. Si la vie continue avec des commerces ouverts et des stations-service protégées par des filets, la situation est beaucoup plus critique à Druzhkivka, où les tirs d’artillerie, les bombardements de drones et les roquettes provoquent des couvre-feux stricts entre 15h00 et 11h00 du matin, contraignant de nombreux civils à fuir leurs habitations.
Moscou exige que Druzhkivka, Kramatorsk et Sloviansk lui soient remis sans combat selon ce nouvel « accord de paix » – une concession que Kiev refuse catégoriquement.
Sur le plan diplomatique, les États-Unis auraient donné à l’Ukraine une échéance au 27 novembre pour accepter des conditions de reddition, sous menace de retrait de leur soutien militaire, déjà partiellement effectif. Pourtant, accepter ces conditions reviendrait à céder face à l’adversaire, ce que la logique militaire et politique refuse.
L’ancien ministre des Affaires étrangères lituanien Gabrielius Landsbergis a dénoncé dans un message clair la responsabilité européenne : « Le message du plan en 28 points est clair : c’est la fin de la fin. On nous a répété que la sécurité de l’Ukraine et donc celle de l’Europe serait la responsabilité de l’Europe. Cela commence maintenant, entièrement. Si vous êtes un dirigeant européen tentant d’obtenir un rendez-vous à Washington la tête basse, ne le faites pas. L’Europe est notre continent, notre avenir se décide ici, pas là-bas. Nous ne sommes pas démunis, nous avons des options, nous pouvons enfin décider d’aider pleinement l’Ukraine, restaurer la dignité européenne et défendre l’Europe. »
Ce plan de capitulation prévoit que Washington récupère les bénéfices des avoirs russes gelés, tandis que Moscou exercerait une suprématie non seulement sur les États de l’OTAN mais sur tous les pays européens libres, en interdisant notamment leur adhésion à l’alliance atlantique et en contrôlant la présence militaire étrangère sur leur sol, y compris l’interdiction de former les soldats ukrainiens directement dans leur pays.
Un tel accord est inacceptable pour tous les alliés de l’OTAN, à l’exception des États-Unis, d’autant que ces derniers ne seraient pas les véritables ayants droit des fonds gelés attribués à la Russie.
Par ailleurs, les violations répétées des engagements par Moscou nourrissent les doutes sur le respect d’un quelconque nouvel accord. Le chef d’état-major suédois a récemment alerté sur un risque d’attaque russe contre un État membre de l’OTAN pouvant survenir à très court terme, voire « à tout moment ». Cette crainte rejoint des analyses indiquant que le conflit pourrait s’étendre en Europe dans l’année à venir, surtout si les puissances occidentales paraissent faibles ou consentantes à la pression américaine et russe. Moscou perçoit la faiblesse comme une invitation à agresser.
Enfin, le bilan meurtrier du bombardement de Ternopil s’alourdit, avec 32 morts confirmés, dont cette jeune fille polonaise de 7 ans. Le Premier ministre polonais Donald Tusk a déclaré : « Elle est morte à Ternopil lors d’une attaque brutale de missiles russes. Elle ne réalisera plus jamais aucun de ses rêves. Cette guerre cruelle doit cesser, et la Russie ne peut pas la gagner. Car cette guerre concerne aussi l’avenir de nos enfants. »
Les opérations de secours se poursuivent malgré la complexité des décombres, et tous les corps n’ont pas encore été récupérés.
Razom do peremohi ! Smert voroham !