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Le ministère de la Défense a présenté l’ensemble des mesures de réforme culturelle actuellement engagées au sein des Forces armées, en réponse à une série de questions écrites posées par le député James Cartlidge concernant le harcèlement sexuel, les violences sexistes et le traitement des militaires féminines.

Répondant au nom du ministère, la ministre de la Défense, Louise Sandher-Jones, s’est exprimée sur le programme Raising Our Standards. Elle a souligné que « le harcèlement sexuel et les comportements sexualisés portent atteinte au bien-être de nos personnels ainsi qu’à l’efficacité opérationnelle et n’ont pas leur place dans la Défense ».

Première du genre, une enquête nationale complète sur le harcèlement sexuel a été commandée par le gouvernement au sein des Forces armées. La ministre a décrit cette étude comme une « base de référence sans restriction, visant à confronter pleinement et traiter les causes profondes du problème ». Malgré un taux de réponse limité — 17 % parmi les militaires du rang réguliers et 5 % chez les réservistes — Louise Sandher-Jones a estimé que cette enquête offre des « informations nouvelles, détaillées et sans précédent » permettant d’orienter les politiques à venir.

Une cellule spécialisée dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles est aussi en cours de création, avec des antennes pilotes implantées à Catterick et Plymouth. Selon la ministre, cette task force mettra l’accent sur la prévention et les facteurs culturels à l’origine de comportements néfastes, plutôt que de se limiter à une gestion des incidents.

Dans ses réponses, Louise Sandher-Jones a listé les principales réformes désormais en cours de déploiement :

  • une revue des dossiers par un King’s Counsel concernant les comportements inacceptables,
  • l’application stricte d’une politique de tolérance zéro,
  • la création d’une nouvelle unité tricéphale de traitements des plaintes, traitant les cas les plus graves en dehors de la chaîne de commandement, actuellement en phase pilote,
  • la mise en place prochaine d’un Commissaire aux Forces armées,
  • une formation obligatoire pour les cadres supérieurs sur la reconnaissance et la gestion des comportements nuisibles,
  • le lancement d’une application mobile facilitant le dépôt de plaintes,
  • un renforcement du contrôle externe via le Service Police Complaints Commissioner.

Interrogée sur la possibilité de mesures supplémentaires introduites depuis avril, en lien avec l’affaire Jaysley Beck, la ministre a réaffirmé que ces dispositifs s’inscrivent dans le cadre d’un programme global et progressif de réformes à long terme.

Elle a conclu en réaffirmant l’engagement de la Défense à mener « des actions décisives et fondées sur des données probantes pour protéger nos personnels et maintenir les plus hauts standards pour tous ».