Des parachutistes britanniques ont achevé un entraînement commun avec la 1re Brigade aéroportée japonaise dans le cadre de l’exercice Vigilant Isles 25, un exercice bilatéral de longue date axé sur la défense insulaire, le déploiement rapide et les tactiques partagées.
Les parachutistes de la Compagnie A, 2e Bataillon du Régiment Parachutiste, ont effectué des sauts depuis un C130 japonais au-dessus d’Enami en utilisant des parachutes japonais, dans le cadre d’un programme visant à approfondir l’interopérabilité aux niveaux les plus concrets.
Le Royaume-Uni et le Japon ont progressivement renforcé leur coopération en matière de défense, et Vigilant Isles est devenu un moteur essentiel pour développer ce partenariat. L’exercice permet aux deux forces de se familiariser avec les équipements, procédures et rythmes opérationnels de l’autre, tout en plaçant les troupes britanniques dans un environnement très différent de leurs terrains habituels d’entraînement. Cette combinaison de climat, de terrain et de méthodes inédites vise à forcer l’adaptation, un objectif clé de ce déploiement.
La 1re Brigade aéroportée des Forces terrestres d’autodéfense japonaises (JGSDF) est la seule formation aéroportée dédiée du Japon et joue un rôle majeur dans la planification nationale de contingence pour la défense des îles éloignées. S’entraîner à ses côtés donne aux unités britanniques un aperçu direct d’une force qui a fondé sa doctrine sur la réaction rapide en milieu maritime, avec une forte emphase sur la mobilité et le déploiement dans des conditions austères.
Le major Iain Thompson a résumé l’enjeu de la mission : « L’exercice Vigilant Isles consiste en un entraînement conjoint des soldats britanniques et japonais pour être prêts à opérer ensemble. Avec la participation d’unités aéroportées et d’assaut aérien des deux nations, nous avons commencé avec des compétences et un état d’esprit similaires, ce qui a facilité la création d’un partenariat très naturel. »
Il a ajouté que cette exposition aux méthodes japonaises, dans des conditions exigeantes, affinerait l’approche du 2 PARA bien au-delà de l’exercice, soulignant « S’entraîner dans un environnement aussi exigeant et nouveau, et apprendre comment les Japonais opèrent dans ces conditions, ne peut qu’améliorer nos compétences. »