Les principaux débris du transport militaire C-130 de la force aérienne turque, qui s’est désintégré dans le ciel à l’est de la Géorgie, ont été rapatriés en Turquie pour être examinés. Les enquêteurs poursuivent leur travail sur le site du crash et ont entamé l’analyse de la boîte noire de l’appareil, selon les informations officielles turques.
L’accident, survenu le 11 novembre, a coûté la vie aux 20 personnes à bord. Les restes de l’avion ont été dispersés près de la frontière géorgienne avec l’Azerbaïdjan. L’appareil avait décollé de l’aéroport de Ganja, à l’ouest de l’Azerbaïdjan, et se dirigeait vers la Turquie après un événement militaire tenu à Bakou.
Le ministère turc de la Défense a précisé que l’avion avait disparu des radars sans émettre de signe de détresse, avant de s’écraser à proximité de la ville géorgienne de Sighnaghi. Dans les premières heures suivant l’accident, 19 corps ont été récupérés, le dernier corps ayant été retrouvé peu après.
Une équipe de 46 spécialistes s’est rapidement rendue sur place afin de documenter les débris étalés sur une large superficie. La plupart des fragments ont ensuite été transférés par camion vers la Seconde Direction de Maintenance Aérienne à Kayseri, une base majeure des forces aériennes turques située en Anatolie centrale.
Du côté géorgien, le ministère de l’Intérieur a rapporté la perte de contact avec l’avion, sans qu’aucun appel d’urgence n’ait été enregistré. Les secours ont localisé le site du crash après réception de signalements provenant de la zone.
Les travaux sur les boîtes noires ont commencé. Le ministre turc de la Défense, Yaşar Güler, a annoncé que leur exploitation et l’identification des premiers éléments prendraient au moins deux mois. Les observations initiales suggèrent que la section arrière de l’avion s’est détachée, mais il a souligné que cette hypothèse n’est pas définitive. Turkish Aerospace Industries est en charge de l’examen technique du dispositif.
Des images diffusées par des médias azéris ont montré l’appareil en train de descendre alors que des morceaux de fuselage se détachaient. Ces images ont alimenté un débat public concernant les causes possibles de la désintégration, suscitant des spéculations autour d’une explosion interne ou d’un impact par projectile extérieur.
Aucune source officielle ou indépendante n’a confirmé la présence de missiles, de résidus d’explosifs ou d’actes hostiles liés à cet incident.
Des experts en aviation ont appelé à la prudence dans l’interprétation des images. Ils rappellent que, bien que rares, des désintégrations en vol de C-130 se sont déjà produites dans d’autres pays, généralement causées par des défaillances des pales d’hélice ou des structures d’ailes dues à la fatigue. En 2017, un KC-130T du Corps des Marines des États-Unis s’est désintégré en vol dans le Mississippi après qu’une pale d’hélice s’est rompue puis a traversé le fuselage.