Article de 828 mots ⏱️ 4 min de lecture

Le chef de l’armée pakistanaise, le général Asim Munir, préparerait une nouvelle phase d’un conflit prolongé avec l’Inde, selon l’analyste en défense Ranesh Rajan. Cette opération viserait à déclencher des frappes spectaculaires sur des grandes villes indiennes, dans le but de provoquer une riposte disproportionnée de New Delhi, qui plongerait le Pakistan dans une crise économique profonde et renforcerait durablement le pouvoir de Munir.

Après une première confrontation courte et très médiatisée en mai 2025, appelée Opération Sindoor 1.0, au cours de laquelle Pakistanais et Indiens ont échangé des frappes aériennes et de missiles pendant quatre jours, Munir a consolidé son pouvoir en s’octroyant le grade de maréchal et en obtenant une immunité juridique à vie. Cette phase initiale lui a aussi permis de réduire au silence l’opposition politique et les institutions civiles.

Une stratégie de guerre prolongée pour asseoir un pouvoir autoritaire

D’après Rajan, le général pakistanais voit plus loin : “La prochaine phase ne durera pas quelques jours, mais plusieurs mois. Un conflit prolongé et médiatisé lui fournira le prétexte pour gouverner en dictateur dans l’ombre pendant une décennie.”

Voici le plan que suivrait la direction militaire pakistanaise :

  1. Mai 2025 (Sindoor 1) : échanges aériens limités sur 96 heures. À l’issue, le Pakistan a perdu entre 8 et 10 appareils ainsi que des drones stratégiques, mais les médias d’État ont présenté cette action comme une victoire stratégique.
  2. Juin à novembre 2025 : plusieurs mesures sont prises pour préparer une nouvelle escalade :
    • Création d’une “Force de Rockets Stratégiques” directement contrôlée par l’état-major général
    • Menaces publiques contre les zones industrielles et l’est de l’Inde (notamment le Bengale occidental)
    • Propagande massive évoquant une capacité accrue à frapper des villes entières (« city-buster »)
    • Acquisition et démonstration de missiles à plus longue portée, dont les Fatah-IV (700 km) et Ababeel MRV
  3. Le plan final : déclencher une guerre qui, bien qu’elle fragilise l’économie pakistanaise, rendra Munir indispensable au maintien de l’ordre et du pouvoir.
    Selon Rajan : “Si les villes indiennes sont frappées, l’Inde ripostera avec une intensité équivalente ou supérieure. Karachi, Lahore, Faisalabad, Rawalpindi seront paralysées, les ports fermés, la bourse effondrée, les transferts financiers gelés, et le FMI suspendra ses aides. Dans ce chaos, seule l’armée pourra stabiliser la situation. Le gouvernement civil s’effondrera en quelques semaines. Munir deviendra un guide suprême à la manière iranienne, mais sans turban.”

L’analogie avec l’Iran est directe : les campagnes de missiles très médiatisées menées par Téhéran contre Israël en 2024-2025 ont renforcé le soutien populaire à l’armée quand bien même l’économie iranienne s’effondrait. La nouvelle Force de missiles pakistanaise est organisée sur le modèle de la PLA Rocket Force chinoise, avec une chaîne de commandement autonome reportant exclusivement au chef d’état-major des armées.

Des vidéos de propagande montrant des frappes simulées sur des barrages, des raffineries et des parcs technologiques indiens sont prévues pour galvaniser l’opinion publique pakistanaise.

“Il ne s’agit pas uniquement de postures défensives. Munir utilise ces armes politiques pour provoquer une réaction massive de l’Inde, capable de créer la crise intérieure qu’il recherche pour asseoir son pouvoir,” avertit l’expert.

En réponse, les planificateurs militaires indiens envisageraient une riposte lourde et prolongée de 30 à 90 jours, axée non seulement sur des cibles militaires, mais aussi sur des infrastructures civiles duales comme les réseaux énergétiques, les stocks de carburant et les points névralgiques du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC). Le but serait d’affaiblir durablement la capacité pakistanaise à mener une résistance organisée.

D’après des sources, les commandements nord et ouest de l’armée indienne auraient déjà simulé plusieurs phases d’opération :

  • Phase 1 (0 à 72 heures) : neutralisation rapide de la Force aérienne pakistanaise et destruction des lanceurs de missiles
  • Phase 2 (jour 4 à 30) : quarantaines maritimes et dégradation ciblée des infrastructures clés
  • Phase 3 (plus de 30 jours) : instauration d’une “nouvelle normalité” imposée, jusqu’à ce que le Pakistan accepte une médiation extérieure aux conditions de l’Inde

Pour Ranesh Rajan, “Munir ne craint pas de perdre la prochaine guerre. C’est au contraire une victoire éclatante et rapide qui le gênerait. Les médailles ne lui donnent pas le pouvoir, la guerre longue et destructrice, oui.”

Avec une économie pakistanaise défaillante (inflation à 30 %, 8 milliards de dollars de paiements externes attendus en 2026, réserves couvrant moins de trois semaines d’importations), le chef d’état-major semble avoir parié que seule une crise existentielle prolongée lui permettra de s’imposer comme le pouvoir incontestable à Kaboul pour le reste de sa vie.