Le ministère de la Défense prévoit qu’il faudra trois à quatre ans pour résoudre les pénuries d’ingénieurs qui affectent le programme britannique du F-35, selon des déclarations faites en réponse à des questions parlementaires.
Le député Ben Obese-Jecty a interrogé le ministère de la Défense sur les mesures prises et la durée nécessaire pour combler le déficit identifié dans le rapport du Comité des comptes publics intitulé « La capacité du Royaume-Uni en chasseurs furtifs F-35 ».
Ce comité a constaté que les manques d’ingénieurs représentaient désormais une contrainte majeure limitant la disponibilité et la production des avions.
Le ministre de la Défense, Luke Pollard, a indiqué que le ministère avait considérablement augmenté le recrutement d’ingénieurs au cours des deux dernières années, notamment via des primes à l’embauche et un accroissement des capacités de formation pour accélérer le flux de personnel qualifié. Il a ajouté que la Royal Air Force avait mis en place une incitation financière à la fidélisation pour freiner la perte de personnels expérimentés.
Luke Pollard a reconnu que ces pénuries étaient un problème bien identifié au sein du programme F-35. Il a précisé qu’il faudrait trois à quatre ans pour atteindre les effectifs nécessaires, en raison du temps requis pour former les nouveaux ingénieurs.
Le Comité des comptes publics avait auparavant souligné que le ministère de la Défense avait mal évalué le nombre d’ingénieurs nécessaires au programme F-35. Il avait qualifié les manques dans ce domaine comme l’une des principales causes de la “faible disponibilité” des F-35, nettement inférieure aux objectifs fixés pour 2024 et début 2025.
Enfin, Luke Pollard a indiqué que la réponse officielle du ministère aux recommandations du comité serait formalisée via la procédure de la Treasury Minute. Il a également rappelé que le recrutement et la fidélisation représentent “l’une des deux priorités majeures” du Chef d’état-major des armées.