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L’Armée américaine a choisi Anduril Industries pour fournir son programme Integrated Battle Command System Manoeuvre (IBCS-M), désignant ainsi le logiciel Lattice de l’entreprise comme prochaine plateforme de gestion du tir pour ses missions de lutte anti-drones.

Cette décision traduit la volonté de l’Armée de faire face à des menaces massives de drones susceptibles de saturer les systèmes de commandement traditionnels. Le programme IBCS-M est conçu pour servir de noyau de commandement, de contrôle et d’intégration pour une large gamme de capteurs et de systèmes d’effet anti-drones. Il permet à un seul opérateur de gérer simultanément plusieurs menaces aériennes.

Lors d’une récente démonstration au centre d’essais Yuma Proving Grounds, Anduril a indiqué que Lattice avait intégré un capteur et un système d’effet non dévoilés en quelques heures seulement, avant d’effectuer quatre interceptions en conditions réelles. Ce test a également mis en lumière des capacités clés telles que le contrôle de tir assisté par autonomie, le suivi distribué et l’exécution optimisée de la chaîne de destruction (kill-chain).

Alex Miller, directeur technique de l’Armée américaine, a souligné que les opérations de lutte anti-UAS (systèmes aériens sans pilote) exigent une intégration rapide et une grande flexibilité. « Nous ne pouvons pas envisager la lutte anti-UAS comme un système statique ou comparable à la défense antimissile balistique. Elle doit être manœuvrable, ce qui implique qu’elle soit avant tout axée sur le logiciel et adaptée en permanence », a-t-il déclaré. « Nous ne pouvons pas attendre un an pour intégrer un nouveau capteur ou système d’effet, ni dire à nos soldats déployés qu’ils doivent patienter pour une révision de terrain (FSR) afin de résoudre le problème. »

Le programme IBCS-M s’inscrit dans le cadre plus large de la modernisation de l’Armée visant à remplacer les systèmes de commandement hérités par des architectures ouvertes et extensibles, capables d’évoluer aussi rapidement que les menaces autonomes.

Matt Steckman, président et directeur commercial d’Anduril, a affirmé que ce programme correspondait parfaitement au travail réalisé par la société ces dernières années. « Nous sommes idéalement positionnés pour répondre à la vision de l’Armée car Anduril a contribué à définir la nouvelle frontière de la technologie de défense aérienne », a-t-il expliqué. « Nos travaux sur les systèmes autonomes et le commandement et contrôle ont posé les bases de ce moment clé. »

Anduril précise que ce partenariat vise à créer un environnement unifié de commandement et de contrôle améliorant la connaissance situationnelle et réduisant le délai entre la détection et l’engagement des menaces.