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Plus de 1 000 militaires de plusieurs pays de l’OTAN ont achevé l’exercice Bold Panzer dans le nord-est de l’Estonie, une manœuvre intensive de deux semaines visant à tester la préparation et la cohésion des forces avancées de l’Alliance sur le flanc Est.

Cette opération s’intègre dans la posture maintenue par les bataillons multinationaux de l’OTAN, déployés pour répondre immédiatement à toute agression, précise l’organisation.

Placée sous la conduite du Royal Tank Regiment britannique, nation cadre du bataillon estonien, l’exercice a rassemblé des unités blindées, d’infanterie, du génie, d’artillerie ainsi que des équipes anti-chars venues de France, Pologne, Slovénie, Estonie et Lettonie. Le scénario imaginé, basé sur un adversaire fictif, visait à reproduire le rythme et la complexité d’un conflit de haute intensité moderne.

Le lieutenant-colonel Mark Luson, commandant le bataillon britannique, a expliqué que la situation sécuritaire globale nourrissait directement l’état d’esprit des soldats. « La veille de la prise de commandement de cette rotation de l’opération Cabrit, des avions russes ont pénétré dans l’espace aérien estonien… et des drones russes ont survolé l’Europe de l’Est. Cela a servi d’impulsion et de motivation pour faire comprendre aux soldats que nous évoluons dans un environnement réel où la menace est imminente », a-t-il déclaré lors d’un entretien relayé par l’OTAN.

Le terrain dégagé du nord-est estonien a permis des manœuvres étendues aux unités lourdes. Les chars britanniques Challenger 2 ont opéré aux côtés des Leopard 2 polonais, tandis que l’infanterie française, les équipes anti-chars slovènes et les véhicules de combat d’infanterie britanniques Warrior ont composé une force multinationale entraînée dans des conditions simulant les phases initiales d’une opération au titre de l’Article 5.

Selon l’OTAN, cet exercice a confirmé le rôle attendu du bataillon estonien en cas de crise : tenir ses positions en coopération avec les forces nationales jusqu’à l’arrivée de renforts alliés.