Article de 472 mots ⏱️ 3 min de lecture

La transition de la Royal Air Force vers une puissance aérienne de cinquième génération s’appuie sur l’héritage d’appareils comme le Harrier et le Tornado. Selon le chef d’état-major Harv Smyth, les enseignements tirés de ces plateformes continuent d’influencer les tactiques modernes.

Lors de l’opération Highmast, où la RAF opère aux côtés des forces italiennes lors de l’exercice Falcon Strike, l’Air Chief Marshal Harv Smyth a souligné l’importance du patrimoine aéronautique dans l’intégration des systèmes de cinquième génération tels que le F-35 Lightning.

« Piloter le Harrier nous a appris à être exceptionnellement agiles et à adopter une approche non conventionnelle. Le Lightning prend cet état d’esprit et le décuple », a déclaré Smyth.

La participation de la RAF à Falcon Strike combine à la fois des avions historiques et des appareils modernes, illustrant selon Smyth une fusion entre l’expérience du passé et les capacités actuelles. Cette combinaison enrichit la profondeur et la dimension du champ de bataille, renforçant ainsi les objectifs de préparation définis dans la revue stratégique de défense du Royaume-Uni.

Entré dans la RAF en 1991 et ayant mené des missions opérationnelles en Bosnie, au Kosovo, en Irak et en Afghanistan, Smyth a rappelé que la capacité de décollage court et d’atterrissage vertical (STOVL) du Harrier avait redéfini la flexibilité opérationnelle. « Le STOVL n’est pas juste une capacité technique, c’est ce qui nous permet d’intervenir là où d’autres ne le peuvent pas. Cela fait une différence rapide, notamment en termes de préparation et de réactivité », a-t-il expliqué.

La RAF considère la combinaison furtivité, fusion des capteurs et vol vertical du F-35B comme un facteur stratégique déterminant, permettant des opérations dispersées et un déploiement rapide en environnements contestés. Smyth a souligné que cela s’inscrit directement dans la lignée de l’adaptabilité qu’ont montré les équipages de Tornado, maîtres des opérations multirôles et de l’intégration en coalition sur plusieurs décennies.

« Ce que la cinquième génération apporte par rapport aux plateformes héritées, c’est la supériorité dans la prise de décision, et cela fait gagner la bataille », a affirmé Smyth, décrivant le passage d’une guerre centrée sur la plateforme à un écosystème connecté et fondé sur les données.

Il a ajouté que les principes fondamentaux des avions historiques — survie, adaptabilité et efficacité en mission — restent inchangés. La différence réside désormais dans la manière dont la RAF combine ces qualités avec une intégration numérique avancée.