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Le ministère de la Défense a confirmé qu’il ne prévoit pas d’augmenter l’âge minimum pour le recrutement au sein des forces armées, maintenant ainsi le seuil actuel qui permet aux individus de rejoindre l’armée dès l’âge de 16 ans avec le consentement parental.

Dans une réponse écrite à une question parlementaire posée par le député Will Stone, la ministre de la Défense Louise Sandher-Jones a affirmé qu’il n’y avait « aucun plan » de modification de cette politique. Elle a insisté sur le fait que tout recrutement avant 18 ans est strictement volontaire et encadré par des garanties rigoureuses.

« Les forces armées n’ont aucun projet d’augmenter l’âge minimum de recrutement, » a-t-elle déclaré. « Tout recrutement dans l’armée britannique est volontaire et aucun jeune de moins de 18 ans ne peut rejoindre nos forces sans le consentement écrit officiel de ses parents ou tuteurs. Nous prenons très au sérieux notre devoir de protection envers tous les recrues, et particulièrement celles et ceux de moins de 18 ans. »

La ministre a souligné que les militaires âgés de moins de 18 ans ne sont pas déployés dans des opérations hostiles à l’étranger ni sur des missions exposant à des combats. « Tous les nouveaux engagés, quel que soit leur âge, peuvent se désengager dans les trois à six premiers mois de leur service, » a-t-elle ajouté.

Sandher-Jones a précisé que cette politique respecte la législation nationale et internationale, notamment la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant ainsi que son Protocole facultatif sur l’implication des enfants dans les conflits armés. Elle a également mis en avant les bénéfices éducatifs d’un recrutement précoce, le présentant comme une voie légitime pour les jeunes sortant du système scolaire.

« La formation et l’éducation offertes aux jeunes de 16 ans sortant de l’école constituent non seulement une voie conforme à la politique gouvernementale en matière d’éducation et un solide socle de développement, mais permettent aussi un accès à des formations en alphabétisation et en numératie, ainsi qu’à des apprentissages, » a-t-elle expliqué.

Le ministère de la Défense a rappelé que ses politiques font l’objet d’un contrôle indépendant, soulignant notamment que l’organisme Ofsted inspecte régulièrement les conditions de formation et de bien-être des jeunes engagés.