Le port pétrolier russe de Touapsé, situé sur la mer Noire, a de nouveau été la cible d’une attaque menée par des unités ukrainiennes spécialisées dans l’incendie par infiltration. Cette offensive intervient après de lourdes pertes subies par les forces russes sur le front. Par ailleurs, un soldat russe est apparu dans une interview en studio, souriant et revendiquant l’usage de mines dissimulées dans des jouets, dévoilant une pratique de guerre psychologique et de sabotage.
Le port pétrolier de Touapsé dans le territoire de Krasnodar, en mer Noire, a été à nouveau frappé par des attaques ukrainiennes. Ces opérations, réalisées notamment par des groupes de sabotage dits « patrouilles incendiaires », s’ajoutent à des précédentes actions impliquant également des drones-robots. Bien que les détails précis des dégâts causés lors de cette nouvelle attaque manquent encore, des images circulant dans les médias montrent des impacts visibles dans cette infrastructure stratégique d’exportation pétrolière.
À noter que dans la terminologie russe, les termes « kraï » et « oblast » désignent des subdivisions territoriales au statut similaire, le premier étant historiquement utilisé pour désigner des régions frontalières.
Les images disponibles illustrent des engins explosifs dissimulés dans des objets du quotidien tels que des jouets pour enfants ou des paquets de cigarettes. Un soldat russe a même publiquement reconnu et vanté cette pratique, qui n’est pas nouvelle. De tels engins ont été retrouvés en grande quantité lors des retraits russes successifs, notamment après la bataille de Kiev, la course pour Kupiansk, ou encore lors de la retraite d’Kherson.
Ces tactiques, mêlant sabotage et guerre non conventionnelle, sont dénoncées comme des méthodes déloyales et dangereuses, notamment pour les civils. Le fait qu’un soldat russe reconnaisse avec un sourire ces opérations témoigne d’une culture de guerre agressive où la dissimulation et la terreur font partie intégrante des stratégies déployées.
Sur le plan militaire, les pertes russes restent lourdes. Selon le dernier rapport du quartier général des forces ukrainiennes, 1090 soldats russes auraient été neutralisés lors des combats récents. Parmi les matériels détruits figurent 77 véhicules de transport, 7 chars de combat principaux, 7 véhicules de combat d’infanterie ainsi que 9 obusiers. Ces chiffres témoignent d’une dégradation significative des capacités logistiques et de combat russes sur certains secteurs du front, possiblement exacerbée par des conditions météorologiques difficiles.
Des images des installations de Touapsé après l’attaque ont fait état d’explosions ayant creusé de petits cratères sur une plage et endommagé des bâtiments adjacents, laissant présager d’une action combinée entre drones et missiles sol-air.
Par ailleurs, la situation économique en Russie inquiète même certains propagandistes proches du pouvoir. Un ancien conseiller parlementaire a récemment exprimé son inquiétude face à une dérive vers une crise économique comparable à celle des années 1990. L’industrie militaire serait en effet le seul secteur encore viable, tandis que l’inflation galopante, le manque de crédit abordable et la rechute du troc s’imposent dans la vie quotidienne.
Enfin, lors d’une interview accordée au journal britannique The Guardian, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a averti que Moscou pourrait ouvrir un nouveau front dans un autre pays européen pendant que le conflit se poursuit en Ukraine. Il a exhorté les pays occidentaux à ne pas sous-estimer cette possibilité qui pourrait faire basculer la dynamique sécuritaire sur le continent.
Cette déclaration souligne l’importance d’une vigilance accrue vis-à-vis des stratégies russes, qui pourraient chercher à disperser les forces de l’Otan et ses alliés en multipliant les points de tension.
Razom do peremohi ! Smert voroham !