Une centrale de cogénération ukrainienne récemment réparée a été complètement détruite lors des bombardements de la nuit dernière, tandis que l’Ukraine a riposté en frappant une centrale russe à Voronej. Les pertes russes ont été lourdes hier. Par ailleurs, les États-Unis ont accordé une dérogation à la Hongrie concernant les sanctions sur le pétrole russe, permettant à Budapest de continuer à financer la guerre illégale de Moscou contre l’Ukraine voisine.
La centrale ukrainienne de Sloviansk, déjà endommagée précédemment, a subi une attaque d’une intensité sans précédent. Selon le média ukrainien Pravda, un nombre record de missiles et de drones ont visé cette infrastructure, reconstruite après un raid en 2024. Le groupe énergétique Centrenergo a affirmé son intention de rétablir une nouvelle fois l’installation.
Cette attaque a entraîné d’importantes coupures d’électricité dans plusieurs régions ukrainiennes, notamment plus de 12 heures de coupures d’urgence à Kiev.
De son côté, l’Ukraine a ciblé une centrale électrique dans la région russe de Voronej au cours de la nuit, utilisant vraisemblablement des missiles lourds. Cette opération a provoqué des pannes d’électricité affectant environ 20 000 consommateurs dans les oblasts russes de Belgorod et Koursk.
Cette riposte ukrainienne illustre la capacité désormais équivalente des forces ukrainiennes à frapper les infrastructures énergétiques russes. Cependant, cette démonstration semble ne pas avoir ébranlé le Kremlin, qui maintient sa politique répressive envers ceux qui manifestent contre la guerre, avec des peines allant jusqu’à 15 ans de prison.
Sur le plan militaire, les pertes russes enregistrées hier ont été sévères : 970 soldats, 85 véhicules de transport gravement endommagés, 19 obusiers, 5 chars, ainsi qu’un véhicule blindé et un engin de reconnaissance motorisé détruits, selon le bilan matinal du général ukrainien.
Sur le plan diplomatique, lors d’un sommet entre Viktor Orban et le président américain, Washington a accordé une exemption à la Hongrie concernant les sanctions sur le pétrole russe, permettant ainsi à Budapest de poursuivre ses importations. Cette décision alimente le financement de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine. Les modalités temporelles de cette dérogation font débat : le Premier ministre hongrois affirme qu’elle est permanente, tandis que la Maison Blanche assure qu’aucune mesure n’est « indefinite ».
En parallèle aux combats, un débat s’est exprimé dans les médias suédois autour du terme « russophobie », qualifié d’invention de la propagande du Kremlin visant à présenter la Russie comme non menaçante. Bert Sundström, journaliste de SVT, explique que « les accusations de russophobie sont une forme de défense de la part de l’État russe et de son président, pour affirmer qu’ils ne commettent aucun acte répréhensible ».
En raison des liens étroits entre de nombreux sportifs russes et l’armée, ainsi que des crimes de guerre perpétrés par Moscou en Ukraine (violences, tortures, nettoyages ethniques), les athlètes russes restent suspendus des compétitions internationales. L’instance russe de ski devra clairement condamner les actions militaires de Moscou avant toute réintégration possible.