Le rugissement puissant des moteurs à réaction a déchiré le ciel humide de l’Assam samedi dernier, alors que l’Armée de l’Air indienne (IAF) marquait l’histoire de l’aviation lors du salon aérien de Guwahati. Pour la première fois lors d’une démonstration publique, le redoutable chasseur Su-30MKI a pris son envol en exhibant fièrement le missile de croisière supersonique indigène BrahMos, une arme devenue emblématique des capacités de frappe de précision de l’Inde. À ses côtés, en formation tandem saisissante, le Dassault Rafale déployait le missile SCALP-EG d’origine française, deux plateformes illustrant la puissance brute qui caractérise la récente affirmation militaire du pays.
Immortalisé dans une photographie saisissante par le photographe aéronautique renommé Kanha Tanksale, ce duo a évolué sur un fond d’azur limpide, leurs trains d’atterrissage chargés d’armements symbolisant non seulement une prouesse technologique, mais aussi une démonstration claire de leur efficacité sur le champ de bataille. L’événement, intégré à la First Display Routine (FDR) du salon aérien de Guwahati, a rassemblé des milliers de spectateurs aux abords de l’aéroport international Lokpriya Gopinath Bordoloi, où familles et passionnés de défense se sont émerveillés devant la chorégraphie aérienne de l’IAF.
La capacité d’emport du BrahMos sur le Su-30MKI, jusque-là gardée sous le sceau du secret, a ainsi été révélée pour la première fois en public. Propulsé par un statoréacteur, le BrahMos, fruit d’une collaboration indo-russe, atteint Mach 3 et dispose d’une portée de 300 kilomètres. Suspendu sous le pylône du chasseur, son design élégant réfléchissait la lumière du soleil de l’après-midi. Les pilotes ont exécuté des virages serrés et des passages à basse altitude, mettant en valeur la polyvalence de l’appareil, capable tant de supériorité aérienne que de frappes profondes.
« Ce n’est pas simplement une démonstration, c’est un message d’autonomie stratégique », a souligné un Air Marshal à la retraite présent lors de l’événement. « La version air du BrahMos transforme le Su-30 en une « arme de destruction à distance », frappant des cibles avec une précision chirurgicale avant même que les défenses adverses ne puissent réagir. » La foule a explosé en acclamations lorsque le chasseur a simulé un lancement, laissant derrière lui des traînées de vapeur semblables à des queues de comète, qui ont résonné dans toute la vallée du Brahmapoutre.
Le Rafale n’a pas été en reste, exhibant le SCALP-EG, un missile de croisière furtif subsonique doté d’une portée de 560 kilomètres et équipé d’une ogive pénétrante. Sa trajectoire discrète complète la rapidité fulgurante du BrahMos, offrant à l’IAF une combinaison tactique redoutable. Leur envolement en formation, rythmé par une fanfare militaire, a mis en lumière l’interopérabilité entre les technologies russe et occidentale, reflet de la doctrine moderne de défense indienne.
Cette démonstration intervient quelques mois seulement après les escarmouches entre l’Inde et le Pakistan en mai 2025, teintant l’événement d’une fierté nationale empreinte de détermination. Durant l’opération Sindoor – une escalade rapide de quatre jours déclenchée par des provocations transfrontalières – ces deux munitions ont joué un rôle crucial dans la neutralisation des menaces. Les frappes de l’IAF, lancées dans la nuit du 7 mai, ont visé jusqu’à 11 bases de la Pakistan Air Force (PAF), détruisant pistes, hangars et centres de commandement grâce aux salves de missiles BrahMos et SCALP.
Selon les rapports, environ 15 missiles BrahMos ont neutralisé les défenses aériennes, forçant des relocalisations et immobilisant des escadrons, tandis que les SCALP-EG ont frappé avec précision des sites fortifiés comme Nur Khan et d’autres points stratégiques. « Ce n’étaient pas seulement des armes, mais des facteurs déterminants », a commenté un analyste en défense présent au salon. « La vitesse du BrahMos a submergé les radars pakistanais, et la furtivité du SCALP a contourné les interceptions : ensemble, ils ont frappé neuf à onze bases, redéfinissant l’équilibre aérien sans aucune perte côté indien. »
L’opération, désamorcée grâce à une médiation internationale le 10 mai, demeure un exemple d’efficacité dans la guerre asymétrique, avec des images satellites ultérieures révélant les efforts de reconstruction des infrastructures touchées. Parmi les témoins, de nombreux vétérans des territoires accidentés du Nord-Est ont partagé leurs souvenirs des retombées du conflit. « Voir ces machines de si près ravive cette fierté », a confié Rina Das, ancienne technicienne de l’IAF résidant à Guwahati. « Elles ont protégé nos cieux quand cela comptait vraiment. »
Organisé par le gouvernement de l’Assam en collaboration avec l’IAF, le Guwahati Airshow FDR a su allier spectacle et pédagogie. En plus des prestations du Su-30 et du Rafale, les spectateurs ont pu admirer un solo du Tejas, avion de combat léger indien, ainsi qu’une démonstration du C-17 Globemaster, avion de transport stratégique lourd, illustrant l’essor de l’écosystème aérospatial indien. Les mesures de sécurité ont été strictes, notamment autour de la première exhibition publique du BrahMos, témoignant d’une rigueur renforcée après les retours d’expérience opérationnels.