Le président américain Donald Trump a de nouveau salué le Premier ministre Narendra Modi, le qualifiant de « grand homme » et de « grand ami », tout en évoquant une possible visite en Inde en 2026.
Lors d’un point presse à la Maison Blanche le 6 novembre 2025, Donald Trump a exprimé son admiration pour le dirigeant indien, quelques instants après avoir présenté un nouvel accord visant à réduire le coût des traitements contre l’obésité aux États-Unis. Ses propos laissent aussi entrevoir une réactivation des liens diplomatiques entre Washington et New Delhi dans un contexte de transformations économiques et stratégiques.
Le président a confirmé que les échanges avec Narendra Modi se déroulaient « très bien » et précisé que le Premier ministre indien lui avait adressé une invitation officielle. « Il a largement cessé d’acheter à la Russie. C’est un ami, nous discutons ensemble, et il souhaite que je me rende en Inde. Nous allons organiser cela, j’irai… Le Premier ministre Modi est un grand homme, et j’irai », a-t-il déclaré.
Questionné sur le calendrier de cette visite, Trump a répondu que « cela pourrait être l’année prochaine », ce qui marque une possible reprise des relations bilatérales après plusieurs mois de tensions commerciales et d’ajustements politiques entre les deux pays.
Ces déclarations interviennent quelques mois après un article du New York Times indiquant que Donald Trump avait renoncé à venir en Inde pour le sommet du Quad prévu la même année. L’article évoquait comme motif principal des frictions commerciales accrues, notamment avec l’instauration de nouveaux droits de douane par Washington.
Il était aussi mentionné que des engagements antérieurs pris envers Modi pour assurer la présence américaine avaient été annulés à cause de changements d’agenda présidentiel.
Lors de ce briefing à la Maison Blanche, un incident inattendu s’est produit : un représentant d’entreprise a perdu connaissance en direct. Il a reçu une prise en charge médicale immédiate, et le service médical de la Maison Blanche a confirmé que son état était stable. La secrétaire de presse Karoline Leavitt a assuré que la conférence reprendrait rapidement.
Elle a par ailleurs souligné l’engagement soutenu de l’administration Trump envers l’Inde, rappelant que le président avait récemment célébré Diwali dans le Bureau Ovale avec des représentants indo-américains. Durant cette célébration, il aurait tenu une conversation téléphonique directe avec Narendra Modi pour discuter de la coopération commerciale et énergétique entre les deux pays.
Les relations actuelles entre l’Inde et les États-Unis sont également marquées par la décision américaine d’imposer un tarif douanier de 50 % sur certaines importations, auquel s’ajoute un droit additionnel de 25 % ciblant les achats indiens de pétrole russe.
Cette mesure traduit la volonté de l’administration américaine d’exercer une pression économique afin de réduire la dépendance énergétique à Moscou, dans le contexte du conflit en Ukraine.
Trump a reconnu qu’« l’Inde avait sensiblement diminué ses importations russes » et loué les efforts de New Delhi, qu’il a qualifiés de « très positifs ». Il a affirmé que Modi lui avait garanti travailler à limiter ou à stopper complètement les achats de brut russe, conformément à la stratégie américaine visant à isoler économiquement la Russie par des sanctions énergétiques.
De son côté, le ministère indien des Affaires étrangères a réaffirmé que la politique énergétique du pays reste guidée par ses intérêts nationaux. Le porte-parole Randhir Jaiswal a rappelé que les décisions d’approvisionnement énergétique privilégient le bien-être des consommateurs et la stabilité des marchés. En tant que grand importateur de pétrole et de gaz, l’Inde continuera de protéger ses intérêts économiques et stratégiques.
Jaiswal a aussi précisé que la diversification énergétique de l’Inde s’est développée régulièrement depuis une décennie, impliquant notamment un approfondissement de la coopération avec les États-Unis. Il a souligné que l’administration Trump démontre un intérêt marqué pour renforcer les échanges énergétiques bilatéraux, et que les discussions sont en cours dans ce domaine.
Alors que les deux nations font face à des pressions économiques et géopolitiques évolutives, les propos de Donald Trump témoignent d’une volonté américaine de renouer un climat diplomatique plus chaleureux avec New Delhi.
Si elle se confirme, une visite présidentielle américaine en Inde en 2026 pourrait ouvrir une nouvelle phase de coopération bilatérale importante dans les domaines du commerce, de l’énergie et des affaires stratégiques, soulignant la place clé du partenariat indo-américain dans la géopolitique mondiale.