Le ministère britannique de la Défense estime que les pertes russes depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022 dépasseraient les 1,14 million de soldats tués ou blessés.
Selon une mise à jour du renseignement militaire publiée le 4 novembre 2025, environ 353 000 de ces pertes auraient été enregistrées au cours de l’année 2025.
Cette évaluation s’appuie notamment sur les rapports d’état-major ukrainiens, qui indiquent une moyenne de 1 008 pertes russes quotidiennes au cours du mois d’octobre, contre 950 en septembre, marquant ainsi une hausse pour le second mois consécutif. Malgré cette tendance à la hausse, les analystes précisent que « les taux moyens quotidiens de pertes russes d’août à octobre 2025 sont les trois plus faibles depuis avril 2024 ».
Bien que le rythme des pertes ait ralenti par rapport aux phases les plus intenses du conflit, le renseignement britannique souligne que Moscou maintient une pression importante sur le front du Donbass. Les forces russes poursuivent des efforts intenses pour encercler Pokrovsk, un nœud logistique clé pour les opérations ukrainiennes dans la région, en subissant de lourdes pertes.
Le rapport indique que les troupes russes ont progressé depuis la périphérie sud vers le centre de la ville, tout en exerçant une pression constante sur les localités de Rodynske et Myrnohrad, qui soutiennent la ligne défensive de Pokrovsk à l’ouest et au nord. De leur côté, les forces ukrainiennes ont mené des contre-attaques limitées autour de Dobropillia, à environ 25 kilomètres au nord de Pokrovsk.
Pokrovsk, plaque tournante majeure de l’approvisionnement et des transports pour les forces ukrainiennes dans la région de Donetsk, est devenu l’un des points les plus disputés sur la ligne de front. L’analyse précise que « Pokrovsk reste vraisemblablement l’axe prioritaire pour la Russie, la ville supportant la plus grande proportion d’assauts russes quotidiens par rapport au reste du front ».