Les ministres britanniques de la Défense ont fait le point sur les échanges en cours entre le gouvernement du Royaume-Uni, l’Union européenne et les alliés de l’OTAN, portant notamment sur de nouveaux mécanismes de coopération en matière de défense et sur des initiatives régionales potentielles.
Dans une réponse écrite adressée au Parlement, le ministre de la Défense Al Carns a rappelé que le Partenariat en matière de sécurité et de défense signé avec l’Union européenne en mai 2025 constitue le socle de la coopération actuelle. Il l’a décrit comme « un exemple de l’engagement de ce gouvernement à tenir ses promesses électorales pour renforcer la sécurité européenne, soutenir la croissance et consolider l’OTAN ».
Al Carns a confirmé que le Royaume-Uni et l’UE étudient la possibilité de mettre en place un accord administratif avec l’Agence européenne de défense, et poursuivent leurs discussions concernant la participation britannique au projet européen de coopération structurée permanente (PESCO) sur la mobilité militaire. Selon lui, les responsables sont « en discussions avec l’UE pour identifier des moyens concrets de renforcer la coopération dans ces domaines » et il a insisté sur le fait que toute contribution britannique « devra garantir un bon usage des fonds publics tout en soutenant nos objectifs en matière de défense ».
Dans une autre réponse écrite, le ministre de la Défense Luke Pollard a indiqué que le Royaume-Uni avance dans les négociations sur un accord bilatéral de participation avec l’UE dans le cadre de l’instrument Sécurité pour l’Europe (SAFE), visant à renforcer la base industrielle de défense européenne.
« Pour dissuader efficacement toute forme d’agression accrue, il est indispensable de renforcer notre base industrielle de défense commune afin de garantir que l’Europe dispose rapidement et à moindre coût des capacités critiques nécessaires », a déclaré Luke Pollard. Il a ajouté que le gouvernement n’acceptera un tel accord que s’il apporte des bénéfices clairs au Royaume-Uni et à son industrie de défense.
Le ministre a précisé que les discussions avec les partenaires européens se poursuivent et que le Parlement sera informé « en temps voulu, selon les procédures habituelles ».
Enfin, en réponse à une question du député conservateur Mark Pritchard concernant la possibilité d’établir une présence navale de l’OTAN sur la côte est du Groenland, Al Carns a rappelé que la posture maritime de l’OTAN est « déterminée collectivement par les Alliés, et non par des négociations bilatérales ». Il a ajouté que le Royaume-Uni maintient une relation de défense étroite avec le Danemark, « notamment à travers l’OTAN et la Force expéditionnaire conjointe dirigée par le Royaume-Uni ».