Les troubles musculosquelettiques et les affections mentales sont les principales causes médicales d’incapacité de déploiement des forces armées britanniques, selon de nouvelles données publiées par le ministère de la Défense.
En réponse à une question écrite posée par Helen Maguire, députée, la ministre chargée des anciens combattants et du personnel, Louise Sandher-Jones, a communiqué des chiffres indiquant qu’au 1er septembre 2025, 13 113 membres des forces armées étaient classés médicalement non déployables (Medically Not Deployable, MND). Parmi eux, 12 399 présentaient des affections codées selon la Classification internationale des maladies (CIM-10).
Les troubles et blessures musculosquelettiques représentent 43 % des cas, tandis que les troubles mentaux et du comportement concernent 22 % des personnels non déployables. Les autres catégories significatives incluent les facteurs influant sur l’état de santé (7 %), les résultats cliniques et de laboratoire mal définis (4 %) ainsi que les troubles du système digestif (3 %).
Des proportions plus modestes concernent des affections liées à l’oreille et au processus mastoïde, au système circulatoire, aux néoplasmes, aux troubles métaboliques et endocriniens, ainsi qu’au système nerveux. Les maladies respiratoires, dermatologiques et génito-urinaires représentent chacune environ 1 % ou moins des cas.
Les données révèlent aussi que 321 cas n’ont pas pu être codés selon la CIM-10, et que 393 ne comportaient aucune information provenant du comité médical.
Le ministère de la Défense précise que les personnels classés médicalement non déployables sont jugés inaptes au déploiement opérationnel, mais peuvent néanmoins participer à des exercices sur le territoire britannique. Il est souligné que certains personnels inscrits dans cette catégorie au moment du reporting « n’étaient pas nécessairement programmés pour un déploiement, et que leur état médical n’a peut-être pas empêché celui-ci ».
Ces chiffres englobent l’ensemble des personnels formés à temps plein de la Royal Navy et de la Royal Air Force, ainsi que les soldats formés de l’armée de terre en service conforme aux besoins recensés au mois de septembre 2025.
Selon les explications du ministère, ces données d’incapacité médicale sont issues du Defence Medical Information Capability Programme (DMICP) et ont été converties en codes CIM-10 pour les besoins du rapport. Le département précise que la catégorie des résultats cliniques et de laboratoire mal définis englobe des symptômes comme des palpitations ou des douleurs abdominales pouvant ne pas disposer d’un diagnostic formel.