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Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a appelé les nations alliées à accélérer l’innovation et les investissements dans le domaine de la biotechnologie afin de maintenir l’avance de l’alliance face à des rivaux comme la Chine et la Russie, a indiqué l’organisation.

Lors de la première conférence sur la biotechnologie de l’OTAN, tenue mardi à Bruxelles, Mark Rutte a qualifié cette rencontre de « pas significatif » vers une coopération renforcée entre gouvernements, milieux universitaires et industries dans le domaine de la biotechnologie liée à la défense.

Organisée par la Belgique, la conférence a réuni plus de 300 participants provenant de l’ensemble de l’alliance, dont des responsables de la défense, des chercheurs et des représentants du secteur privé.

Mark Rutte a souligné que la biotechnologie est désormais « en tête de liste » des technologies essentielles à la sécurité future de l’OTAN, et que « notre sécurité dépend de notre capacité à innover et à intégrer de nouvelles technologies ». Il a ajouté : « Pour rester en sécurité, il ne suffit plus d’avoir des chars, des avions, des navires, des drones et des munitions. Nous devons aussi développer, acquérir et intégrer la biotechnologie dans nos capacités de défense. »

Metant en garde contre une concurrence croissante, il a indiqué que « la Chine a réalisé des avancées rapides en biotechnologies, notamment dans l’édition génétique et la biologie synthétique à des fins militaires et duales », tandis que la Russie continue de « mettre à profit son expertise pour mener des recherches biologiques secrètes ». Selon lui, ces deux pays cherchent à « prendre l’avantage » en militarisant la recherche et en contrôlant les chaînes d’approvisionnement.

« Nous ne pouvons pas les laisser prendre l’avantage », a-t-il déclaré aux participants. « Nous devons rester à la pointe de l’innovation et donc accélérer le développement et l’adoption des technologies critiques pour la défense. »

Mark Rutte a également mis en lumière les progrès réalisés au sein de l’alliance, évoquant la stratégie OTAN pour la biotechnologie et l’amélioration humaine, adoptée en 2024, ainsi que le Défense Innovation Accelerator for the North Atlantic (DIANA), qui a financé 28 entreprises de biotechnologie sur la dernière année.

Il a précisé que la biotechnologie trouve déjà des applications pratiques pour les forces de l’OTAN, notamment la télémédecine, les systèmes portables de distribution de sang ou encore les capteurs portés qui surveillent la fatigue ou détectent les traumatismes. « Ces technologies contribuent à protéger nos troupes et à renforcer leur résilience, » a-t-il déclaré. « Elles nous rendent plus forts et plus sûrs. »

Il a conclu en appelant les membres de l’OTAN à « intensifier leurs efforts pour rester à l’avant-garde de la révolution biotechnologique. »

« Ensemble, vous réunissez les meilleurs talents et expertises, » a-t-il souligné. « Avec vous, et grâce à vous, nous pouvons et nous allons fournir la biotechnologie dont l’Alliance a besoin pour sa défense et sa sécurité. »