Des casques bleus français engagés au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) ont abattu un drone de surveillance israélien dimanche près de la ville de Kfar Kila, dans le sud du Liban. Cet incident a déclenché une série d’événements rapides et potentiellement dangereux, au cours desquels des forces israéliennes ont lancé une grenade et tiré un obus de char en direction de la position des casques bleus.
Selon Le Figaro, une source diplomatique a confirmé que « la décision d’abattre un drone israélien dans le sud-Liban était française ».
La FINUL a indiqué que le drone avait « survolé de manière agressive l’une de ses patrouilles », ce qui a conduit les soldats à prendre « les mesures défensives nécessaires pour neutraliser le drone ». Les soldats impliqués étaient français, faisant partie du contingent d’environ 700 hommes déployés avec la FINUL dans le sud-Liban.
Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont reconnu la perte d’un de leurs drones, précisant dans un communiqué qu’« une enquête préliminaire suggère que les forces de la FINUL ont délibérément tiré sur le drone et l’ont abattu ».
Le porte-parole des FDI, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, a déclaré que les activités de l’appareil « ne représentaient aucune menace pour les forces de la FINUL » et a confirmé que des troupes israéliennes avaient lancé une grenade près du lieu du crash. Cependant, il a affirmé qu’« aucun tir n’a été dirigé contre la FINUL ».
Le récit de la FINUL divergeait nettement. La mission onusienne a rapporté qu’un second drone israélien avait lancé une grenade à proximité de la même patrouille, suivie peu après par « un tir de char israélien en direction des Casques bleus ».
Aucun blessé n’a été signalé, mais les Nations unies ont qualifié l’incident de « profondément préoccupant » et indiqué avoir soulevé la question auprès d’Israël via les canaux de coordination établis. Le ministère français des Affaires étrangères a également condamné ces événements, les qualifiant de « dangereux et inacceptables ».
Les forces françaises, qui n’avaient pas été directement menacées dans le sud-Liban depuis 2022, figurent parmi les principaux contributeurs européens à la FINUL.