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Le gouvernement britannique a qualifié la décision de la Norvège d’acheter des frégates Type 26 construites au Royaume-Uni de « plus grand contrat d’exportation de navires de guerre britanniques de l’histoire », soulignant son importance pour l’industrie de défense et l’économie écossaise.

Répondant à une question écrite de Patricia Ferguson, députée écossaise, le secrétaire d’État écossais Douglas Alexander a déclaré que ce contrat représente « un immense vote de confiance dans la solidité de notre industrie de défense et dans les capacités de construction navale de l’Écosse ».

Il a précisé que l’accord « maintiendra plus de 4 000 emplois, dont plus de 2 000 en Écosse, pendant au moins 15 ans », tout en bénéficiant à l’ensemble des sous-traitants britanniques, y compris aux petites et moyennes entreprises écossaises.

Valant environ 10 milliards de livres, cet accord prévoit la construction d’au moins cinq frégates Type 26 pour la Marine royale norvégienne, qui remplaceront sa flotte de surface actuelle.

Les bâtiments seront construits à Glasgow, où BAE Systems produit déjà les Type 26 destinées à la Royal Navy. Ce design a été retenu pour ses performances avancées en guerre anti-sous-marine, son interopérabilité au sein de l’OTAN, ainsi que ses partenariats industriels établis avec des entreprises norvégiennes.

Le contrat constitue une étape majeure dans la coopération en matière de défense entre le Royaume-Uni et la Norvège, après plusieurs projets communs récents portant sur la surveillance maritime et la sécurité sous-marine.

Il s’inscrit également dans la stratégie du gouvernement britannique visant à faire des exportations de défense un moteur essentiel de la croissance économique et de l’emploi régional, notamment dans le secteur de la construction navale écossaise. La première frégate Type 26 de la Royal Navy, le HMS Glasgow, est actuellement en phase d’armement sur la Clyde, la classe étant conçue pour rester opérationnelle jusqu’au milieu du siècle.