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Deux avions de la Marine américaine se sont écrasés en mer de Chine méridionale à seulement 30 minutes d’intervalle, a annoncé la Flotte du Pacifique des États-Unis. Les deux appareils menaient des opérations de routine au-dessus de cette zone maritime contestée, largement revendiquée par la Chine.

Le président américain Donald Trump a qualifié ces accidents consécutifs de « très inhabituels » et a évoqué un possible problème de carburant lors d’une intervention face aux journalistes à bord d’Air Force One, en vol de Malaisie vers le Japon.

Le premier accident a impliqué un hélicoptère MH-60R Sea Hawk qui s’est abîmé aux environs de 14h45 dimanche lors d’opérations depuis le porte-avions USS Nimitz, selon la Marine américaine. Trois membres d’équipage étaient à bord ; tous ont été secourus indemnes.

Un responsable de la Marine a précisé que les détails concernant la localisation exacte du porte-avions étaient gardés confidentiels pour des raisons de sécurité opérationnelle.

Trente minutes plus tard, à 15h15, un chasseur F/A-18F Super Hornet s’est également écrasé pendant un vol de routine à partir du même porte-avions. Les deux pilotes se sont éjectés et ont été récupérés en toute sécurité.

La Flotte du Pacifique, plus grande flotte de l’US Navy, a confirmé que tout le personnel impliqué était sain et sauf et en état stable. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes des deux incidents.

Au moment des accidents, l’USS Nimitz revenait vers sa base navale de Kitsap dans l’État de Washington après un déploiement prolongé au Moyen-Orient cet été. Ce déploiement faisait partie de la réponse américaine aux attaques menées par les rebelles houthis yéménites contre des navires commerciaux. Il s’agissait du dernier déploiement du porte-avions avant sa mise hors service prévue.

En service depuis 1975, l’USS Nimitz est le plus ancien porte-avions encore actif au sein de la Marine américaine et doit être retiré en 2026. Les navires de classe Nimitz sont les plus grands bâtiments de surface de la flotte américaine, mesurant près de 335 mètres de long, et disposent d’une propulsion nucléaire leur permettant d’opérer sans ravitaillement pendant près de 20 ans.

Ces incidents interviennent durant la tournée asiatique de Donald Trump, qui doit rencontrer plusieurs dirigeants de la région, dont le président chinois Xi Jinping.

Pékin s’oppose fermement à la présence militaire américaine en mer de Chine méridionale et revendique la quasi-totalité de cette zone, construisant également de nombreuses îles artificielles. Plusieurs pays riverains, comme le Vietnam, les Philippines, Brunei, la Malaisie et Taïwan, contestent ces revendications, provoquant des différends territoriaux récurrents.

Interrogé sur ces accidents, Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré que « les États-Unis affichent leur puissance en envoyant fréquemment des avions militaires en mer de Chine méridionale, ce qui constitue la principale cause de déstabilisation de la paix, de la stabilité régionale et de la sécurité maritime ». Il a ajouté que « si les États-Unis ont des demandes, la Chine fournira une assistance humanitaire nécessaire ».

Les forces américaines maintiennent une présence stratégique dans la région afin de soutenir leurs alliés et contester les revendications territoriales chinoises.

La visite du président Trump comprend des escales en Malaisie, au Japon et en Corée du Sud, tous alliés des États-Unis. Par ailleurs, lors de ce déplacement, négociateurs américains et chinois ont convenu de discuter plusieurs points de contentieux commerciaux, notamment les droits de douane, les frais de transport maritime, le fentanyl et les contrôles à l’exportation, préparant un accord lors de la rencontre prévue entre Donald Trump et Xi Jinping en fin de semaine.