Les répercussions de l’opération Sindoor — un bref mais intense affrontement de quatre jours entre l’Inde et le Pakistan en mai 2025 — continuent de redéfinir les équilibres stratégiques en Asie. Les missiles de croisière supersoniques BrahMos d’origine indo-russe ont détruit des infrastructures majeures de la Force aérienne pakistanaise (PAF), dont une base avancée près de Lahore, tandis que le système chinois de défense aérienne HQ-9 a montré ses limites en ne parvenant pas à intercepter plus de la moitié des missiles ennemis.
Ce bilan déséquilibré a déclenché une onde de choc dans la région : plusieurs États asiatiques, soucieux de limiter l’influence chinoise et les risques liés à ses armements, se précipitent désormais pour conclure des accords d’achat avec l’industriel BrahMos Aerospace. Selon des informations exclusives du Indian Defence Research Wing (IDRW), deux grandes puissances d’Asie du Sud-Est ont signé des contrats d’une valeur globale de 455 millions de dollars, tandis qu’au moins deux autres devraient rejoindre le mouvement en 2026. Ce succès commercial reflète l’avantage incontestable du missile, dans le contexte des tensions grandissantes en mer de Chine méridionale et des rivalités frontalières himalayennes.
Ce qui avait commencé comme une riposte ciblée contre des infrastructures terroristes au Cachemire occupé par le Pakistan (PoK) a mis en lumière les faiblesses du HQ-9 : ses capteurs dépassés ne pouvaient faire face à la vitesse Mach 3 et à la trajectoire très basse de vol du BrahMos, qui lui permet d’échapper aux défenses conventionnelles. Pour l’entreprise conjointe indo-russe, c’est une confirmation de la pertinence de son offre, propulsant BrahMos Aerospace d’exportateur confidentiel à acteur stratégique régional majeur.
L’opération Sindoor, déclenchée le 7 mai 2025 en réponse à des incursions transfrontalières, fut la première mise en situation réelle du BrahMos face à un adversaire équivalent. Huit missiles lancés depuis des chasseurs Su-30MKI ont réussi à contourner les défenses multiples du Pakistan — composées de batteries HQ-9, de systèmes LY-80 et d’interceptions d’avions F-16 armés de missiles AMRAAM — pour détruire les installations de l’aérodrome Noor Khan, paralysant les opérations de la PAF pendant 48 heures. Des images satellites ont confirmé la neutralisation de trois lanceurs HQ-9, et les analyses des débris ont révélé des défaillances des capteurs face aux manœuvres d’évitement et aux revêtements furtifs du BrahMos.
Les affirmations pakistanaises selon lesquelles certains missiles BrahMos auraient été détruits via des moyens électroniques « indigènes » ont été contredites par une enquête post-conflit du Stimson Center. Celle-ci a identifié comme causes principales des défaillances en milieu de trajectoire, et non des interceptions réelles, en soulignant les limites de portée (200 km) du HQ-9 ainsi que sa vulnérabilité face à des attaques saturantes. Pour les observateurs asiatiques, de Manille à Hanoï, ce n’était pas un simple conflit indo-pakistanais, mais une démonstration concrète des lacunes technologiques chinoises face à la synergie russo-indienne. Le Vietnam et l’Indonésie, tous deux préoccupés par l’affirmation maritime de Pékin, ont qualifié Sindoor de « preuve décisive » lors de leurs négociations récentes selon les informations de l’IDRW.
Les conséquences de cette confrontation se traduisent par une hausse de 300 % des demandes d’informations sur le BrahMos émanant des pays de l’ASEAN et d’Amérique du Sud depuis juin, avec des États comme la Thaïlande et la Malaisie renouant avec des projets anciens.
Premier client exportateur majeur, les Philippines sont devenues un fervent défenseur du missile. Le contrat de 375 millions de dollars signé en janvier 2022 a permis la livraison de trois batteries dès avril 2024, suivie par un second lot de deux unités acheminé par voie aérienne en avril 2025, malgré les perturbations globales sur les chaînes d’approvisionnement. Les adaptations réalisées à Manille — passant d’une configuration à trois unités de tir à des formations doubles pour une meilleure maniabilité littorale, avec intégration des radars philippins — ont été exécutées avec rigueur. Le secrétaire à la Défense, Gilberto Teodoro, a salué ce partenariat en déclarant : « BrahMos n’est pas juste un missile, c’est un partenaire qui répond présent quand retentissent les alertes en mer de Chine méridionale ».