Le ministère de la Défense britannique a confirmé que la Royal Air Force (RAF) n’a pas assuré de soutien logistique ni opérationnel à Israël au cours de l’année écoulée, mettant fin aux spéculations sur le rôle militaire du Royaume-Uni dans la région.
En réponse à une question écrite posée par la députée Susan Murray, le ministre des Forces armées, Al Carns, a déclaré que « la RAF ne fournit aucun soutien logistique ou opérationnel à Israël ».
Il a précisé que bien qu’aucun soutien logistique n’ait été apporté, des avions britanniques ont mené, entre décembre 2023 et octobre 2025, des missions de surveillance afin d’aider à la localisation des otages capturés lors des attaques terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.
Selon Al Carns, « le gouvernement britannique collabore avec des partenaires régionaux pour assurer la libération des otages, dont des ressortissants britanniques ». Ces missions, a-t-il souligné, étaient non armées et n’avaient « aucun rôle de combat », opérant au-dessus de la Méditerranée orientale ainsi que dans l’espace aérien israélien et gazou. Le dernier vol a eu lieu le 10 octobre 2025, suite au plan de paix pour Gaza et à la libération des derniers otages restants.
Cette clarification intervient après une vague de fausses informations début octobre prétendant qu’un appareil militaire britannique aurait soutenu des opérations israéliennes au-dessus du Qatar. L’ambassade britannique à Doha a qualifié ces allégations de « sans fondement et fausses », confirmant que l’Airbus Voyager de la RAF impliqué effectuait un exercice programmé de ravitaillement en vol avec l’aviation émirienne qatarie.
Les ravitailleurs Airbus Voyager de la RAF utilisent la méthode de ravitaillement par sonde et panier (probe-and-drogue), incompatible avec les avions de chasse israéliens, conçus selon un standard américain différent, rendant toute coopération technique impossible. Le ministère de la Défense a souligné que tous les vols britanniques dans la région avaient un caractère humanitaire et que le partage du renseignement était strictement contrôlé afin de préserver la sécurité opérationnelle.