Après l’opération « Sindoor », une accalmie a été observée au Cachemire sous contrôle pakistanais (PoK), la direction du renseignement militaire pakistanais, l’ISI, ayant retiré toutes les infrastructures terroristes et leurs membres par crainte des représailles des forces armées indiennes. Si les groupes terroristes ont peiné à se regrouper en raison d’un manque de ressources et d’un moral affaibli, des tentatives sont aujourd’hui menées pour reconstruire des camps dans cette région. Cependant, la peur d’être détectés a conduit l’ISI à modifier sa stratégie.
Les camps en cours d’installation sont désormais de plus petite taille. Mais la transformation majeure réside dans un virage vers une approche technologique, plutôt que sur la masse de combattants. Ce changement laisse entendre que les futures attaques contre l’Inde s’appuieront davantage sur des moyens technologiques que sur un déploiement massif de personnel.
Selon les responsables du Bureau du Renseignement Indien, des groupes comme le Jaish-e-Mohammad et le Lashkar-e-Tayiba envisagent d’utiliser des drones pour mener des frappes et cherchent à intégrer des technologies modernes pour accroître leur efficacité au combat. Ils prévoient notamment d’utiliser des équipements permettant de localiser les mouvements de l’armée indienne et de la Border Security Force afin d’éviter les détecteurs ennemis.
Par ailleurs, l’ISI fournirait à ces groupes terroristes des technologies permettant d’échapper à la surveillance par drones et aux frappes aériennes de l’Indian Air Force (IAF).
Concernant la taille des camps terroristes, là où un camp typique comptait autrefois environ 100 membres, celle-ci a été réduite à 50, principalement pour limiter les pertes en cas d’intervention des forces indiennes. Avant l’opération « Sindoor », 40 à 50 camps étaient actifs, mais ce nombre a drastiquement chuté à seulement 8. Cette nouvelle approche vise donc à minimiser les dégâts.
Cette stratégie vise un déploiement progressif et prudent, sans réactions impulsives, traduisant la volonté de l’ISI de ne prendre aucun risque. Le Pakistan opterait ainsi pour un mode opératoire minimaliste, réduisant ainsi la vulnérabilité face aux modifications de la doctrine indienne en matière de lutte antiterroriste.
Suite à l’attentat terroriste de Pahalgam, le gouvernement Modi a clairement établi qu’un acte terroriste ne serait plus considéré comme une simple attaque transfrontalière, mais comme un acte de guerre. Face à cela, si Islamabad a tenté de se présenter comme victorieuse après « l’opération Sindoor », la réalité montre qu’elle en est sortie affaiblie, son appareil militaire ayant été mis à mal et humilié.
La réapparition de ces camps terroristes entraîne une vigilance accrue tant au sein des services de renseignement que des forces de sécurité indiennes.
Après l’opération, près de 400 terroristes avaient été expulsés de la région du PoK, ces derniers se tenant le long de la ligne de contrôle (LoC) et de la frontière internationale en attente d’infiltration au Jammu-et-Cachemire.
Ce retrait ne concernait pas seulement les terroristes, mais aussi les Pakistan Rangers, souvent chargés d’organiser ces infiltrations, qui avaient également quitté le PoK suite à l’opération des forces armées indiennes.
Un autre responsable a précisé que, bien que ces évolutions soient inquiétantes, elles témoignent aussi de la crainte suscitée par la riposte militaire indienne.
Durant « l’opération Sindoor », les forces indiennes ont mené des frappes non seulement au PoK, mais également profondément à l’intérieur du territoire pakistanais. Parmi les dégâts majeurs figurent la destruction du principal camp d’entraînement du Lashkar-e-Tayiba à Muridke et du quartier général du Jaish-e-Mohammad à Bahawalpur.