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La DRDO, via son laboratoire R&D (Engineers), lance un appel d’intérêt pour la conception d’un robot quadrupède hydraulique indigne destiné aux applications militaires. Cette initiative marque une avancée majeure dans le développement national de systèmes robotiques à pattes sophistiqués pour la défense.

Le cahier des charges impose des exigences strictes, définissant un robot quadrupède opérationnel capable de :

Capacité de franchissement : évoluer de manière fiable sur des terrains non aménagés, comprenant sols accidentés, pentes, obstacles et surfaces irrégulières, là où les systèmes à roues ou à chenilles sont limités.

Capacité de charge utile : supporter un minimum de 40 kilogrammes afin de transporter des équipements essentiels à la mission tels que capteurs de surveillance, systèmes de communication, fournitures ou dispositifs spécialisés de détection.

Vitesse optimale : atteindre au moins 2 mètres par seconde sur terrain plat pour assurer une mobilité tactique suffisante tout en garantissant stabilité et contrôle.

Endurance opérationnelle : fonctionner en continu environ 2 heures, assurant une autonomie adaptée aux missions de reconnaissance, de patrouille ou de soutien logistique.

Actionnement hydraulique : le robot doit utiliser un système locomoteur hydraulique offrant un rapport puissance/poids élevé, lui permettant de transporter des charges lourdes sur terrains difficiles.

Les robots quadrupèdes présentent des avantages stratégiques variés :

  • Reconnaissance et surveillance : missions d’observation discrète en zones dangereuses ou inaccessibles aux personnels, notamment sur des positions avancées, territoires contestés ou environnements urbains hostiles.
  • Logistique et ravitaillement : capacité à transporter munitions, équipements médicaux ou autres fournitures vers des troupes déployées, notamment dans des zones montagneuses ou densément végétalisées excluant l’usage de véhicules traditionnels.
  • Appui au déminage : plateformes mobiles pour matériels de neutralisation d’engins explosifs improvisés (EEI) et prélude à l’évaluation des menaces.
  • Interventions chimiques, biologiques et radiologiques : déploiement à distance dans des environnements contaminés, protégeant ainsi les opérateurs tout en recueillant des données ou procédant à des décontaminations.
  • Sécurité frontalière et périmétrique : patrouilles autonomes ou semi-autonomes pour une surveillance continue des frontières, infrastructures ou sites stratégiques, sans fatiguer les personnels humains.
  • Réponse aux catastrophes : intervention dans des décombres de séismes, structures effondrées ou zones inondées pour des missions de recherche, sauvetage ou évaluation des dégâts.

Compte tenu de la complexité technologique, le cycle de développement pourrait s’étendre sur plusieurs années avant une mise en service opérationnelle. Une approche progressive permettra d’améliorer les capacités par phases et d’intégrer les technologies émergentes au fur et à mesure de leur maturation.