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Donald Trump affirme son soutien à l’accord AUKUS en confirmant la vente de sous-marins de classe Virginia à l’Australie, renforçant ainsi la coopération stratégique entre Canberra, Londres et Washington.

Lors d’une rencontre à la Maison Blanche avec le Premier ministre australien Anthony Albanese, Donald Trump a assuré que « l’Australie recevra les sous-marins », conformément au pacte de sécurité tripartite AUKUS, qui unit les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie.

Ces déclarations interviennent dans le cadre d’une révision du cadre AUKUS lancée en juin par le Département de la Défense américain, dont les conclusions sont attendues à l’automne. John Phelan, secrétaire à la Marine, présent lors de la réunion, a expliqué : « Notre objectif est d’améliorer le cadre AUKUS initial pour les trois parties, en clarifiant certaines ambiguïtés de l’accord précédent ».

Cependant, John Phelan n’a pas précisé les détails de ces clarifications, tandis que Donald Trump a relativisé les modifications, les qualifiant de « détails mineurs ». Il a ajouté : « Il ne devrait pas y avoir d’autres ajustements, car la construction est désormais lancée à plein régime ».

Interrogé sur l’avancée du programme de construction des sous-marins, Phelan a indiqué à Trump que « les progrès sont en cours ». Par ailleurs, l’ancien président américain a reconnu les dépenses australiennes en matière de défense, en précisant qu’il « souhaiterait toujours plus », mais il a salué les investissements de Canberra dans les infrastructures destinées à soutenir les forces britanniques et américaines déployées en rotation sous-marine.

En parallèle des discussions sur l’AUKUS, Trump et Albanese ont annoncé un nouvel accord concernant les minerais stratégiques, comprenant un investissement conjoint de 3 milliards de dollars sur les six prochains mois. Ce partenariat vise à renforcer la coopération sur les ressources critiques essentielles aux technologies de défense modernes.

John Phelan a décrit les forces de sous-marins rotatifs des États-Unis et du Royaume-Uni, qui seront basées en Australie occidentale à partir de 2027, comme un élément clé pour projeter la puissance dans la région indo-pacifique. Pour appuyer cet objectif, l’Australie a engagé le mois dernier 8 milliards de dollars australiens dans une nouvelle usine de construction navale en Australie-Occidentale.

Selon le plan AUKUS, l’Australie doit acquérir jusqu’à cinq sous-marins de classe Virginia à partir des années 2030, dont un nouveau modèle « Block VII » et deux sous-marins du « Block IV », déjà en service dans la Marine américaine.

Ces sous-marins marquent un saut technologique majeur pour la Royal Australian Navy, actuellement équipée de sous-marins diesel-électriques de classe Collins.

Parallèlement, Canberra développe sa capacité nationale à produire ses propres sous-marins à propulsion nucléaire. La classe SSN-AUKUS, fruit d’une collaboration conjointe, est prévue pour entrer en service dans les années 2040.

Cependant, les autorités américaines ont insisté sur la nécessité pour l’industrie navale américaine d’augmenter sa cadence de production afin de répondre aux engagements AUKUS. Pour respecter ces impératifs, la chaîne industrielle américaine doit livrer en moyenne 2,33 sous-marins d’attaque par an, en plus d’un sous-marin lanceur d’engins de classe Columbia. Or, la production actuelle tourne autour de 1,3 sous-marin d’attaque annuel.

Mallory Shelbourne