Article de 392 mots ⏱️ 2 min de lecture

Le Royaume-Uni envisage d’intégrer les drones Protector aux côtés de la flotte de patrouilleurs maritimes P-8A Poseidon de la Royal Air Force (RAF), a déclaré le ministre de la Défense Luke Pollard. Cette coopération vise à renforcer la surveillance maritime et les capacités de renseignement dans l’Atlantique Nord.

Dans une réponse écrite adressée au député Ben Obese-Jecty, Luke Pollard a expliqué que « l’exploration des capacités maritimes du Protector est en cours dans le cadre du Plan d’investissement de la Défense, afin de prendre en compte la vision et les recommandations de la Revue stratégique et de les transformer en un plan de mise en œuvre ».

Le drone Protector est entré en service au sein de la RAF plus tôt cette année, succédant au Reaper. Il s’agit d’une plateforme certifiée conforme aux normes de l’OTAN, capable d’effectuer des missions de renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) sur de longues durées. Ces appareils sont basés à la RAF Waddington, tandis que la flotte des P-8A Poseidon, stationnée à RAF Lossiemouth, assure la capacité principale britannique de lutte anti-sous-marine et de patrouille maritime.

Cette intégration s’inscrit dans les recommandations de la Revue stratégique de défense 2025, qui préconise un rapprochement entre les avions de surveillance maritime longue portée et les systèmes sans pilote pour améliorer la détection en couches multiples et assurer une couverture ISR continue dans l’Atlantique Nord.

Cette initiative suit également les évolutions observées chez des alliés proches. Le Canada prévoit ainsi de déployer une flotte mixte composée d’au moins 14 Boeing P-8A Poseidon et de 11 drones General Atomics MQ-9B SkyGuardian, combinant plateformes habitées et non habitées pour la surveillance et la patrouille maritime.

Les détails complémentaires concernant le plan d’intégration britannique devraient être précisés dans le prochain Plan d’investissement de la Défense. Luke Pollard a souligné que celui-ci veillera à ce que l’approche « soit abordable, prenne en compte les infrastructures et les ressources humaines, ainsi que les capacités, tout en maximisant les retombées des dépenses de défense pour soutenir la croissance économique du Royaume-Uni ».