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Les nouvelles frégates de type 26 de la Royal Navy formeront le noyau d’Atlantic Bastion, le dispositif britannique émergent de lutte anti-sous-marine (ASM) dans l’Atlantique Nord, selon des réponses écrites du ministre britannique de la Défense, Al Carns.

Carns a décrit Atlantic Bastion comme « un ensemble de programmes visant à sécuriser l’Atlantique Nord pour le Royaume-Uni et à soutenir l’OTAN contre une gamme de menaces sous-marines ».

Cette initiative est conçue pour intégrer de nouvelles plateformes ainsi que des moyens existants dans un système numérique interconnecté, reliant navires, avions et capteurs autonomes afin de créer une image opérationnelle unique.

Au cœur de ce dispositif figurera la force de frégates de type 26. Chaque navire est équipé d’une soute modulable pouvant accueillir divers véhicules sans équipage, de surface ou sous-marins, pour soutenir le réseau d’observation acoustique en couches, élément central du concept Bastion. Grâce à leur propulsion discrète, leur suite sonar avancée et leur architecture modulaire, ces frégates sont idéales pour jouer un rôle de nœud de commandement dans ce que la Revue stratégique de défense 2025 qualifie d’« approche intégrée et multi-domaine ».

Le ministre a indiqué que des options de capacités dans le cadre d’Atlantic Bastion étaient déjà soumises à examen pour le prochain Plan d’investissement de la défense, incluant des technologies « déployables depuis la Force des frégates Type 26 ». Parmi elles figurent des systèmes de détection acoustique dotés d’intelligence artificielle et connectés au réseau de ciblage numérique de la Royal Navy, qui fusionnera les données provenant des navires de surface, sous-marins et avions de patrouille maritime afin d’accélérer le suivi et l’engagement des sous-marins hostiles.

Le ministre a confirmé que Atlantic Bastion fonctionnerait de manière distincte de Baltic Sentry, une initiative menée par l’OTAN en mer Baltique, tout en précisant que les deux dispositifs partageraient renseignements et retours d’expérience. Il a également souligné la collaboration au titre du Pilier 2 de l’AUKUS, où le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Australie développent « un algorithme destiné à soutenir les systèmes de traitement des avions de patrouille maritime », dans l’optique d’alimenter la prochaine génération de surveillance sous-marine assistée par intelligence artificielle.

Ces moyens réunis, espère-t-on, constitueront la base d’une barrière interconnectée et pilotée par intelligence artificielle contre les sous-marins adverses, répondant ainsi à l’appel de la Revue stratégique de défense pour un « réseau de capteurs complet et stratifié opérant sur, au-dessus et sous les eaux ».