Article de 573 mots ⏱️ 3 min de lecture

Les hélicoptères Wildcat HMA2 de la Royal Navy, équipés du missile polyvalent léger Martlet, ont démontré leur efficacité en interceptant divers drones et cibles de surface lors de l’exercice maritime international Wildfire, mené du 29 septembre au 2 octobre sous la conduite de la France, a indiqué la Royal Navy.

Au cours de cette manœuvre maritime de quatre jours, le groupe de frappe français, incluant les destroyers Forbin et Lorraine ainsi que des avions Rafale, a collaboré avec la Wildcat Maritime Force de la 815 Naval Air Squadron britannique pour mener des séquences de défense aérienne face à des menaces complexes.

Ces essais ont succédé à de précédents tirs en conditions réelles effectués à Aberporth, au Pays de Galles, ainsi qu’à une série exigeante d’engagements près des côtes méditerranéennes françaises, dans la région de Hyères.

La Royal Navy a précisé que le Wildcat a pu détecter et engager aussi bien des drones à voilure fixe rapides que des cibles de surface. Lors d’un engagement notable, un hélicoptère Wildcat a lancé un missile Martlet pour intercepter et détruire un drone Alba, assurant ainsi la protection des destroyers français présents dans la zone d’exercice.

Le ministère a ajouté que le missile Martlet a désormais été déclaré pleinement opérationnel à l’issue du programme de tests automnal, tandis que le Sea Venom, missile antinavire plus lourd destiné au Wildcat, a récemment atteint sa capacité opérationnelle initiale.

« Détruire les Albas, c’était comme essayer de tuer une mouche avec un dard guidé au laser », a commenté le Lieutenant-Commandant Rhydian Edwards, officier en charge de la Wildcat Maritime Force et pilote d’essai expérimenté, lors d’une mise à jour officielle de la Royal Navy. Il a ajouté que les essais ont permis de recueillir des données précieuses qui « amélioreront considérablement notre compréhension des systèmes d’armes du Wildcat, garantissant leur emploi avec une létalité maximale, comme cela a été démontré face à des cibles aériennes et de surface aux côtés de nos partenaires britanniques et internationaux durant l’exercice Wildfire. »

Par ailleurs, la Royal Navy a précisé que des milliers de missiles Martlet ont été livrés à l’Ukraine dans le cadre d’un programme britannique d’aide, tandis qu’un accord d’exportation prévoit des livraisons en Inde, la Royal Navy soulignant les retombées en termes d’emploi au Royaume-Uni.

Le communiqué décrit le Martlet comme un missile capable d’atteindre environ une fois et demie la vitesse du son en vol, une performance notable soulignée par la Royal Navy.

Le ministre britannique de la Défense, Luke Pollard, a déclaré que ce missile « représente une avancée significative dans nos capacités et, en soutenant des centaines d’emplois au Royaume-Uni, illustre comment la défense est un moteur de croissance tout en renforçant la sécurité du pays ».

Le Commandant Andrew Henderson, responsable de la Wildcat Maritime Force, a résumé les essais comme une occasion essentielle pour valider les tactiques et l’équipement face à des menaces réalistes, ajoutant que « tester et valider nos aéronefs contre des cibles réalistes en environnements exigeants nous permet de collecter des données vitales. »