L’Ukraine poursuit ses frappes sur les postes électriques russes, touchant notamment un transformateur dans la région d’Oulianovsk, située à plus de 500 km de la frontière ukrainienne. Pendant ce temps, la rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump s’est soldée par un échec, Trump attendant des ordres de Vladimir Poutine avant toute décision. Par ailleurs, le ministre suédois de la Défense, Pål Jonsson, a précisé qu’il était impossible pour l’Ukraine de gérer trois types d’avions de chasse différents, confirmant ainsi que le Gripen ne sera pas livré. Dans le même temps, l’armée russe a subi des pertes très lourdes ces dernières 24 heures.
Les frappes ukrainiennes ciblent le réseau électrique russe, en visant les postes de distribution, points critiques et vulnérables du système. Dans la nuit, un des postes dans la région d’Oulianovsk a été bombardé, à plus de 500 km de la frontière ukrainienne. L’Ukraine a déclaré qu’elle riposterait tant que la Russie poursuivrait ses attaques contre son réseau énergétique. Cependant, l’Ukraine bénéficie de réparations et de matériels fournis par les démocraties européennes, tandis que la Russie reste sous diverses sanctions internationales.
Le sommet entre Zelensky et Trump s’est révélé infructueux. Donald Trump attendrait des directives de Vladimir Poutine avant d’engager un soutien plus massif, rejetant l’envoi de missiles de croisière Tomahawk. Le face-à-face de deux heures et demie s’est terminé abruptement, Trump déclarant : « I think we’re done. Let’s see what happens next week. » Les États-Unis ont insisté sur une solution diplomatique, souhaitant figer le conflit sur les lignes de front actuelles. Toute prise de position plus ferme risquerait de compromettre le prochain rendez-vous bilatéral entre Trump et Poutine.
Cette situation est perçue comme un revers majeur pour l’Ukraine, tandis que le dialogue téléphonique entre Poutine et Trump semble avoir renforcé l’influence russe. L’organisation prochaine d’un sommet à Budapest, conditionnée au passage de Vladimir Poutine dans l’espace aérien européen malgré les réticences de l’UE et de l’OTAN, est également source de controverse, symbolisant une capitulation face au chef d’État hongrois Viktor Orbán.
Sur le plan militaire, le ministre suédois de la Défense, Pål Jonsson, a modifié sa position. Initialement, il estimait que l’Ukraine ne pouvait gérer que l’introduction d’un seul nouvel avion de chasse occidental, en l’occurrence le F-16. Désormais, il considère que l’Ukraine ne peut pas assumer la maintenance et l’intégration simultanées de trois types différents, y compris le Gripen suédois, et se limite aux F-16 américains et aux Mirage 2000 français. Cette position est confirmée par la coalition occidentale, avec le refus américain de livrer le Gripen, qui intègre de nombreux composants américains sensibles.
Ce refus traduit aussi une volonté américaine d’empêcher que le Gripen ne soit « éprouvé au combat » en Ukraine et ne démontre sa performance supérieure au F-16. Cela soulève une leçon importante pour le constructeur suédois Saab : la dépendance aux technologies américaines peut constituer un obstacle majeur à l’exportation internationale en contexte géopolitique tendu. Le Mirage 2000, en revanche, ne comporte pas de composants sensibles américains, justifiant son adoption par Kiev.
Dans un autre registre, le refus américain bloque aussi la livraison de missiles de croisière Taurus, co-développés par Saab et MBDA. Ces armes intègrent une motorisation américaine, ce qui explique le changement d’attitude d’Olaf Scholz, chancelier allemand, vis-à-vis des exportations militaires à destination de l’Ukraine. Des discussions sont toutefois en cours pour remplacer ces moteurs par des modèles japonais produits par Kawasaki Heavy Industries, ouvrant potentiellement la voie à la livraison future de missiles Taurus sans veto américain.
Concernant les missiles de croisière Tomahawk, Washington refuse catégoriquement leur transfert en Ukraine, arguant notamment du risque de pertes significatives ainsi que des enjeux liés à la collecte d’informations par la Russie en cas d’interception. Ce refus limite la capacité de Kiev à disposer d’armes occidentales à longue portée, bien que l’Ukraine ait développé ses propres moyens pour frapper en profondeur le territoire russe.
Sur le terrain, les forces russes ont subi des pertes très lourdes. Selon le compte-rendu matinal des autorités ukrainiennes, la Russie a perdu 1 150 hommes tués, 41 obusiers, 131 véhicules de transport, ainsi que du matériel d’artillerie spécifique, dont des systèmes lourds Smertch. Parmi les pertes, figurent également des véhicules blindés légers et un nombre réduit de chars de combat, marquant l’impact des opérations ukrainiennes sur les capacités de l’armée russe.
Enfin, plusieurs vidéos récentes montrent les forces ukrainiennes engagées dans des combats rapprochés, avec des chars détruisant des véhicules et des infanteries russes mal équipées et mal entraînées face aux combats modernes. Cette situation illustre les graves difficultés logistiques et opérationnelles rencontrées par l’armée russe sur le terrain.
Razom do peremohi ! Smert voroham !