Les forces spéciales américaines s’associeront aux unités danoises, norvégiennes et suédoises en Norvège et en Suède du 12 au 29 octobre à l’occasion de l’exercice Adamant Serpent 26. Dirigé par le Commandement des opérations spéciales en Europe (SOCEUR) des États-Unis, ce dispositif d’entraînement en milieu arctique et subarctique vise à renforcer la capacité de réaction rapide et l’interopérabilité entre alliés.
Organisé chaque année depuis 2021, l’exercice Adamant Serpent rassemble près de 400 militaires appelés à déployer des techniques modernes de combat tactique sur des zones d’entraînement disséminées dans les deux pays. Le scénario met l’accent sur la rapidité de déploiement, l’intégration et la pérennisation des forces dans un environnement climatiquement hostile, illustrant la priorité renouvelée de l’OTAN pour le Grand Nord et les approches de la Baltique.
« S’adapter à la guerre moderne nécessite une unité de vues », a souligné le lieutenant-général Richard Angle, commandant du SOCEUR. « L’exercice Adamant Serpent illustre le partenariat solide entre les États-Unis et nos alliés de l’OTAN alors que nous travaillons ensemble pour relever les défis dans le Grand Nord ».
Il a ajouté que les forces spéciales apportent « des capacités cruciales pour répondre aux défis complexes de sécurité face à l’agression adverse ».
La Norvège fournit une infrastructure importante, notamment la base aérienne de Rygge, qui servira de support pour des séquences multi-domaines intégrant un soutien aérien. « Adamant Serpent est un exercice très stratégique et, compte tenu des dynamiques sécuritaires mondiales actuelles, il offre un cadre réaliste », a expliqué le brigadier général Thomas Harlem du Centre de guerre aérienne norvégien. « L’interopérabilité avec les forces américaines et alliées, combinée au soutien aérien, est primordiale pour assurer la sécurité dans le Grand Nord ».
La Suède, désormais intégrée à la planification OTAN, mettra à disposition des zones d’entraînement permettant de tester la mobilité, la logistique et les effets conjoints en terrain difficile. « Organiser ce type d’exercice est important à bien des égards », a déclaré le lieutenant-général Carl-Johan Edström, chef d’état-major de la Défense suédoise. « Cela améliore notre efficacité opérationnelle et démontre notre engagement commun à la sécurité de la région de la mer Baltique et du Grand Nord ».
Les organisateurs insistent sur la cohésion des groupes de forces spéciales déployables capables de dissuader, et si nécessaire, de combattre aux côtés des forces conventionnelles, tout en validant les moyens de communication, la logistique et la survie en conditions froides. L’exercice s’inscrit dans un ensemble plus large d’activités alliées en Arctique et complète les missions de police aérienne et de vigilance maritime le long du flanc nord de l’OTAN.
Adamant Serpent 26 repose sur un principe clair : la préparation dans le Grand Nord ne s’improvise pas. Comme l’a résumé le lieutenant-général Angle, cet entraînement vise à renforcer la capacité « à déployer, combattre et l’emporter en tant que force multinationale unie » avant qu’une crise ne survienne.