Lors d’une cérémonie mettant en lumière l’excellence de la formation aérienne au sein de l’Armée de l’air indienne (IAF), la session de clôture du 159e cours des instructeurs de vol qualifiés (QFIC) s’est tenue à l’École des instructeurs de vol (FIS) de la base aérienne de Tambaram, le 9 octobre 2025. L’Air Marshal Tejbir Singh, officier supérieur des effectifs de commandement de la formation de l’IAF, a honoré cette occasion en tant qu’invité d’honneur, supervisant la remise du prestigieux brevet d’instructeur de vol qualifié (QFI) à 59 officiers issus de l’IAF, des forces sœurs et de pays amis.
Ce brevet QFI est un gage de maîtrise dans l’instruction aérienne, habilitant les titulaires à former et guider la prochaine génération de pilotes de chasse. Parmi les diplômés distingués figurait la cheffe d’escadron Shivangi Singh, première pilote indienne de Rafale, dont la réussite constitue non seulement un tournant personnel mais aussi une réfutation éclatante des fausses informations propagées depuis plusieurs mois par les médias et autorités pakistanais.
La remise du brevet QFI à la cheffe d’escadron Singh la désigne comme la première pilote de chasse féminine de l’histoire de l’IAF à obtenir cette certification d’élite. Après une formation rigoureuse de six mois à Tambaram, son succès témoigne de l’évolution du rôle de la femme dans l’aviation de combat indienne. Ce brevet, symbole d’expertise en instruction de vol, lui confère l’autorité nécessaire pour encadrer les futurs aviateurs de l’IAF, contribuant ainsi à maintenir la supériorité opérationnelle de la force.
La cérémonie, à laquelle assistaient des officiers supérieurs de l’IAF ainsi que des homologues internationaux, célébrait l’excellence collective de la promotion. L’Air Marshal Singh a salué l’engagement des diplômés, soulignant combien cette formation renforce les capacités aériennes de l’Inde dans un contexte géopolitique complexe.
Le parcours de la cheffe d’escadron Singh avait déjà suscité une large attention internationale plus tôt cette année, dans un contexte de tensions accrues entre l’Inde et le Pakistan à l’occasion de l’opération Sindoor, une frappe aérienne décisive de l’IAF ciblant des infrastructures terroristes de l’autre côté de la frontière. En pleine opération, des sources gouvernementales pakistanaises et des médias, dont un journaliste influent d’Al Jazeera, avaient colporté de fausses informations affirmant que Singh, pilota en Rafale, aurait été abattue et capturée par les forces pakistanaises. Ce récit fallacieux s’est rapidement répandu sur les réseaux sociaux pakistanais, alimentant une campagne de désinformation orchestrée par des éléments liés au renseignement pakistanais (ISI).
Ces allégations ont été promptement démenties par les autorités de l’IAF et divers vérificateurs indépendants, y compris une clarification officielle du Bureau de l’Information publique (PIB) qui confirmait qu’aucune capture n’avait eu lieu. Malgré cela, les rumeurs ont persisté pendant plusieurs mois, relayant des scénarios de blessures ou de décès, dans le but évident de démoraliser les forces indiennes et la population.
Les récentes photos de la cérémonie à Tambaram, montrant Shivangi Singh arborant fièrement son brevet QFI, ont fait éclater cette bulle de fausses informations. Partagées largement sur des plateformes comme X (anciennement Twitter), ces images révèlent une pilote confiante et en pleine forme, toujours en service actif. En Inde, les internautes ont salué ce démenti comme un « cauchemar pour le Pakistan », un post ironique affirmant : « Pendant que vos héros font du bruit sur les hashtags, les nôtres forment la future génération de pilotes de chasse. »
Certains sceptiques ont remis en question la date des photos, suggérant qu’elles provenaient d’événements passés. Pourtant, le contexte est irréfutable : on ne peut obtenir le brevet QFI qu’une seule fois, et la période d’entraînement de six mois de Singh à Chennai (près de Tambaram) concorde parfaitement avec le calendrier, attestant de sa présence et de sa réussite sur le territoire national tout au long de cette période.
L’opération Sindoor demeure un témoignage de la supériorité aérienne de l’IAF, avec des rapports faisant état de pertes importantes dans la flotte pakistanaise et d’une interception historique de missiles sol-air à plus de 300 km. De fausses narratives comme celle de la « capture de Shivangi » faisaient partie d’une campagne de guerre psychologique pakistanaise plus large, mais des événements concrets tels que cette cérémonie QFIC illustrent la focalisation de l’Inde sur la préparation opérationnelle réelle, au-delà de la simple rhétorique.